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Financer
les entreprises.
L'objectif
de la loi n°2005-842 du 26 juillet 2005, dite loi Breton, est avant tout
économique. Il s'agit en l'occurrence de réorienter l'épargne vers le
financement des PME. Les articles 1 et 2 autorisent ainsi les épargnants à
transformer leurs contrats d'assurance-vie en euros en contrats multisupports.
Concrètement les assureurs pourront introduire une part de Sicav et/ou de FCP
dans des contrats principalement investis pour l'heure dans des
obligations*.
Rentabilité.
Au-delà
des objectifs macro-économiques, cette réforme se présente – pour les assurés –
comme un coup de pouce à la rentabilité de leurs contrats
d'assurance-vie.
D'année
en année, le rendement des contrats en euros diminue. L'an dernier, les plus
généreux n'ont pas atteint 5% et ils tomberont rapidement sous la barre des 4%.
Les épargnants disposant d'un contrat en euros peuvent donc être logiquement
tentés par le passage à un contrat multisupports, potentiellement plus
rémunérateur (mais aussi plus risqué...).
Avantages.
Jusqu'à
présent, cette opération n'était possible qu'en transférant l'épargne d'un
contrat en euros, souvent ancien, sur un contrat multisupports créé pour
l'occasion. Désormais, le passage d'une formule à l'autre s'effectuera sans
affecter l'ancienneté des contrats. En conséquence, les éventuels avantages
fiscaux qui s'y attachent ne seront plus touchés.
Par
ailleurs, les cotisations sociales (CSG, CRDS...) sont prélevées tous les ans
sur les contrats en euros. Les intérêts versés chaque année par l'assureur sont
donc diminués de 11%. Pour les contrats multisupports, ce prélèvement n'est
opéré que lorsque l'assuré récupère son épargne. Entre temps, les intérêts sont
intégralement réinvestis, ce qui augmente donc encore d'autant la
rentabilité.
Une offre
intermédiaire. Reste que la plupart des épargnants qui ont choisi les
contrats en euros l'ont fait pour la sécurité qu'ils procurent. Pour les
convaincre de changer de support, un nouveau type de contrat va peut-être voir
le jour. La loi Breton comprend une disposition permettant la création d'un
contrat multisupports –dit en euros diversifiés – qui offrira un capital garanti
après huit ans d'épargne. Dans ce type de contrat, une part des actifs sera
affectée à une réserve, dite « provision technique de
diversification », gérée séparément et majoritairement investie en actions.
Le reste du capital sera investi en fonds obligataires.
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Obligation : titre négociable représentant la part d'un emprunt émis par
l'État, une collectivité publique, une entreprise publique ou une société
privée.
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