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Une
hausse spectaculaire. Alors que depuis plusieurs
années, le taux global d'épargne se maintenait aux alentours de 15 % du revenu
disponible*, il n'est jamais descendu sous la barre des 16 % l'an dernier,
frôlant même 17 % au 3ème trimestre, avant de redescendre légèrement en fin
d'année. Sur un an, le taux moyen augmente donc de 1,1 point, pour retrouver à
16,4 % un niveau qu'il n'avait plus atteint depuis 2002.
Une
épargne financière.
Confrontés au ralentissement du marché immobilier, les Français ont orienté l'an
dernier leur épargne vers les placements financiers. Tandis qu'ils
représentaient environ 5 % du revenu des ménages depuis 2006, ces placements ont
vu leur part augmenter tout au long de l'année dernière. Avec un taux de 7,9 %,
ils représentaient presque la moitié de l'épargne au troisième
trimestre.
Une épargne de précaution.
La crise
économique a également influencé le comportement des Français, qui ont
majoritairement orienté leur épargne vers les placements les plus sûrs. Le
livret A a ainsi enregistré une collecte record en janvier 2009. Mais les
baisses répétées de sa rémunération ont provoqué une désaffection progressive
des épargnants.
Assurance vie plébiscitée.
L'assurance vie,
placement préféré des Français depuis de nombreuses années, a donc confirmé ce
statut en attirant l'an dernier, selon les statistiques de la FFSA (Fédération
française des sociétés d'assurance), 80 % des flux d'épargne financière. Avec
plus de 137 milliards d'euros collectés, elle a ainsi enregistré une progression
de 13 % en un an et retrouvé ses niveaux de collecte de 2007. Au total,
l'encours d'assurance vie en France s'élève à 1 234 milliards d'euros, en hausse
de 10 %.
*
Le revenu disponible (d’un ménage) comprend les revenus d’activité, les revenus
du patrimoine, les transferts en provenance d’autres ménages et les prestations
sociales (y compris les pensions de retraite et les indemnités de chômage), nets
des impôts directs (définition Insee).
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Un phénomène européen
Le
tableau de bord annuel de l'Observatoire de l'épargne européenne prouve
que, dans les grandes lignes, le comportement des épargnants a été
identique dans les plus grands pays d'Europe.
Le
volume des placements financiers des ménages s’est inscrit en hausse à
partir du deuxième trimestre, mais de manière inégale selon les types de
produits. Dans un contexte où l'avenir des systèmes de retraite est de
nouveau au cœur des débats publics, l’intérêt pour les dépôts à court
terme a faibli et les ménages se sont à nouveau tournés vers les
placements à long terme : assurance vie, fonds de pension et produits
bancaires.
Les
évolutions les plus fortes ont été enregistrées en Espagne et en
Grande-Bretagne. Les Espagnols ont ainsi porté leur taux d’épargne à plus
de 20 % de leur revenu disponible. Celui des Britanniques a toutefois
augmenté dans de moindres proportions. Il reste en deçà de la moyenne
européenne. |
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