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Une baisse conjoncturelle. Avec un chiffre d'affaires
de 93,4 milliards d'euros (les ¾ de l'assurance française), les assurances de
personnes ont enregistré l'an dernier une baisse de 6,2 %, largement due à un
environnement financier international perturbé. Ce tassement doit être
relativisé : la croissance de l'activité avait, en effet, été exceptionnelle en
2000 (+ 19%). Début 2002, la tendance était à la stabilité.
Assurance-vie et bons de capitalisation. Assurance-vie
et bons de capitalisation ont attiré l'an dernier 84 milliards d'euros (- 7 %).
L'instabilité boursière a entraîné une forte diminution des versements sur les
supports en unités de compte (- 40 %). Elle n'a été que partiellement compensée
par la hausse des cotisations sur les contrats en euros (+18 %). Toutefois, si
la collecte de cotisations était en baisse par rapport à l'année 2000, elle
demeurait bien supérieure à celle enregistrée en 1999. La Fédération française
des sociétés d'assurance (FFSA) rappelle donc dans son rapport annuel que «
l'assurance-vie demeure sur une tendance pluriannuelle de croissance ». (NDR
: lire ci-dessous)
Pour atténuer l'impact de la mauvaise tenue de la Bourse, les
assureurs français ont par ailleurs augmenté la part des obligations dans leurs
portefeuilles. La proportion des actions est ainsi tombée de 29 % à 26,6 %.
Assurances en cas de maladie ou d'accident*. 9,4
milliards d'euros ont été collectés en 2001 pour le compte des assurances en cas
de maladie ou d'accident (+ 1 %), soit une progression moins importante qu'en
2000 (+3 % par rapport à 1999).
Faible progression des prestations. Autre fait
marquant relevé par la FFSA, alors que le nombre de contrats d'assurance de
personnes arrivant à échéance ne cesse d'augmenter, la hausse des prestations**
versées aux assurés se limite à 3 %. Cette croissance relativement faible
résulte principalement d'un nombre important de prolongations de contrats.
* Contrats garantissant le remboursement de
frais de soins en cas de maladie ou d'accident ou le versement d'indemnités en
cas d'incapacité de travail ou d'invalidité ou d'un capital en cas de décès par
accident. ** Les prestations des assurances de personnes sont versées sous
différentes formes (versement de capitaux ou de rentes ; remboursement), selon
la nature des contrats et les situations (décès, maladie ou accident, échéance
du contrat, rachat).
Assurance-vie : une
tendance pluriannuelle de croissance
Si la collecte de cotisations d'assurance-vie en
2001 (81,4 milliards d'euros) est en baisse par rapport à une année
2000 exceptionnelle (87,9 milliards d'euros), elle demeure bien
supérieure à celle enregistrée en 1999 (71,8 milliards d'euros).
Mieux, le chiffre réalisé l'an dernier est nettement meilleur que
celui de 1997 (72,5 milliard d'euros), qui était jusqu'alors le
deuxième score jamais réalisé.
Si l'on fait abstraction d'une année 1998
décevante, la décennie aura connu une croissance annuelle comprise
entre 8,3% (en 1997) et 30,2% (en 1992 et 1993). Et malgré le
tassement enregistré l'an dernier, le montant des cotisations a été
multiplié par près de 2,9 entre 1991 et
2001. |
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L'assurance
française dans le monde
D'après les dernières données disponibles,
qui portaient sur l'an 2000, l'assurance française se situait au
troisième rang européen et au cinquième rang mondial, avec 5% des
cotisations collectées dans le monde, derrière les Etats-Unis
(35,4%), le Japon (20,6%), le Royaume-Uni (9,7%) et l'Allemagne
(5,1%). Elle devançait dans l'ordre l'Italie, la Corée du Sud, le
Canada, l'Australie, les Pays-Bas, l'Espagne et la Suisse. Si l'on
s'en tient au seul marché de l'assurance-vie, la France gagnait même
une place sur la scène internationale en 2000.
Autre signe de bonne santé : la part des
assureurs français sur les marchés étrangers, en particulier dans
l'Union européenne. Cette part de marché atteignait en 2000 : 22% au
Luxembourg ; 16,8% en Belgique ; 8,6% au Portugal ; 7% en Espagne ;
et 5,8% au
Royaume-Uni. |
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