|
Des primes adaptées au
patrimoine.
La FFSA insiste
en premier lieu sur le fait que les primes versées dans le cadre d'un contrat
d'assurance-vie doivent être adaptées au patrimoine du souscripteur. Ce rappel
concerne les règles de transmission d'un capital. Explications...
·
Les sommes
perçues par le bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie ne sont pas soumises
aux droits de succession, jusqu'à un certain seuil et dans la limite du
raisonnable. « Les sommes versées par le contractant à titre de primes
[...] ne doivent pas être manifestement exagérées eu égard à ses
facultés », prévient le Code des assurances. Le versement de primes
manifestement exagérées (par rapport au patrimoine global du
souscripteur) peut conduire - après une décision de justice - à la réintégration
de celles-ci dans l'actif successoral, annulant les précieux avantages fiscaux
liés à l'assurance-vie en matière de transmission.
·
Par
ailleurs, un contrat d'assurance-vie peut être requalifié en simple opération de
gestion financière si les caractéristiques mêmes du contrat semblent faussées,
au regard des principes fondamentaux de l'assurance-vie (cela a pour effet de
réintégrer toutes les primes, et pas seulement celles manifestement
exagérées, à l'actif successoral). Ce type de requalification peut
intervenir tant sur le plan fiscal (si l'administration fiscale estime qu'il
s'agit d'une « opération de camouflage » visant à échapper aux droits de
succession), que sur le plan civil (si un héritier non bénéficiaire - se sentant
lésé - se porte en justice).
Quelques requalifications de ce
genre, même si elles sont rarissimes au regard de l'ensemble des contrats
d'assurance-vie souscrits en France, ont fait « la une » de l'actualité, il y a
quelques temps. C'est l'une des raisons pour lesquelles la FFSA tient donc aujourd'hui à
rappeler cette règle d'or : afin d'éviter les situations conflictuelles, «
les primes doivent toujours être adaptées au patrimoine du souscripteur
». Pour les mêmes raisons, il est par ailleurs fortement recommandé d'examiner
soigneusement les demandes de souscription à un âge très élevé (au-delà de 85
ans).
Précisions. Dans un même souci de transparence
envers les assurés, la
FFSA rappelle enfin quelques principes de base concernant les
contrats d'assurance-vie. Par exemple, le souci légitime de faciliter la
compréhension des souscripteurs ne doit pas « conduire à une présentation
juridiquement et techniquement incomplète » du texte. Le document doit ainsi
indiquer qu'il s'agit d'un contrat d'assurance-vie, régi par le Code des
assurances. Le montant des primes, le nombre et l'identité de la ou des
personne(s) assurée(s), la nature de la garantie ainsi que sa durée doivent
également figurer sur le contrat, dans les termes prévus par le Code des
assurances...
Les Français plébiscitent
l'assurance-vie
Dans l'enquête « Patrimoine des ménages »,
publiée en 2000, l'Institut national de la statistique et des études
économiques (Insee) confirme que l'assurance vie occupe, plus que
jamais, une place de choix dans le cœur des Français. Selon cette
étude, 37,9% des ménages français détenaient au moins un produit
d'assurance-vie en 2000. Ils n'étaient que 32,7% en 1996 et 27,5% en
1991. De son côté, l'institut Taylor Nelson Sofres estime, dans
un sondage réalisé pour le compte de la Banque de France et Euronext
Paris, que ce sont 10,4 millions de Français de 15 ans et plus qui
détenaient un contrat d'assurance-vie en 2001 (contre seulement 6,3
millions en 1995). Avant tout perçue par les Français comme un
excellent moyen de compléter une retraite (enquête de la FFSA auprès
des souscripteurs, réalisée en mars 2001), l'assurance-vie est
également un outil de gestion du patrimoine permettant de valoriser
une épargne et/ou de favoriser la transmission d'un capital. Autant
de possibilités qui lui valent, avec 4.000 milliards de francs
d'encours, de représenter 20% de l'épargne des Français (chiffres
2000). |
|
|