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Assurance vie, les recommandations de la FFSA (février 2002)
L'assurance-vie est sans conteste le placement préféré des Français : ils sont plus de 10 millions à l'avoir choisie pour compléter une retraite, valoriser une épargne ou favoriser la transmission d'un capital. Pour que perdure cette authentique success story, la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) a émis une série de recommandations, à l'attention des assureurs, visant à sécuriser - d'avantage encore - les contrats d'assurance-vie.

Des primes adaptées au patrimoine. La FFSA insiste en premier lieu sur le fait que les primes versées dans le cadre d'un contrat d'assurance-vie doivent être adaptées au patrimoine du souscripteur. Ce rappel concerne les règles de transmission d'un capital. Explications...

·         Les sommes perçues par le bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie ne sont pas soumises aux droits de succession, jusqu'à un certain seuil et dans la limite du raisonnable. « Les sommes versées par le contractant à titre de primes [...] ne doivent pas être manifestement exagérées eu égard à ses facultés », prévient le Code des assurances.
Le versement de primes manifestement exagérées (par rapport au patrimoine global du souscripteur) peut conduire - après une décision de justice - à la réintégration de celles-ci dans l'actif successoral, annulant les précieux avantages fiscaux liés à l'assurance-vie en matière de transmission.

·         Par ailleurs, un contrat d'assurance-vie peut être requalifié en simple opération de gestion financière si les caractéristiques mêmes du contrat semblent faussées, au regard des principes fondamentaux de l'assurance-vie (cela a pour effet de réintégrer toutes les primes, et pas seulement celles manifestement exagérées, à l'actif successoral).
Ce type de requalification peut intervenir tant sur le plan fiscal (si l'administration fiscale estime qu'il s'agit d'une « opération de camouflage » visant à échapper aux droits de succession), que sur le plan civil (si un héritier non bénéficiaire - se sentant lésé - se porte en justice).

Quelques requalifications de ce genre, même si elles sont rarissimes au regard de l'ensemble des contrats d'assurance-vie souscrits en France, ont fait « la une » de l'actualité, il y a quelques temps. C'est l'une des raisons pour lesquelles la FFSA tient donc aujourd'hui à rappeler cette règle d'or : afin d'éviter les situations conflictuelles, « les primes doivent toujours être adaptées au patrimoine du souscripteur ». Pour les mêmes raisons, il est par ailleurs fortement recommandé d'examiner soigneusement les demandes de souscription à un âge très élevé (au-delà de 85 ans).

Précisions. Dans un même souci de transparence envers les assurés, la FFSA rappelle enfin quelques principes de base concernant les contrats d'assurance-vie. Par exemple, le souci légitime de faciliter la compréhension des souscripteurs ne doit pas « conduire à une présentation juridiquement et techniquement incomplète » du texte. Le document doit ainsi indiquer qu'il s'agit d'un contrat d'assurance-vie, régi par le Code des assurances. Le montant des primes, le nombre et l'identité de la ou des personne(s) assurée(s), la nature de la garantie ainsi que sa durée doivent également figurer sur le contrat, dans les termes prévus par le Code des assurances...

 


Les Français plébiscitent l'assurance-vie

Dans l'enquête « Patrimoine des ménages », publiée en 2000, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) confirme que l'assurance vie occupe, plus que jamais, une place de choix dans le cœur des Français. Selon cette étude, 37,9% des ménages français détenaient au moins un produit d'assurance-vie en 2000. Ils n'étaient que 32,7% en 1996 et 27,5% en 1991.
De son côté, l'institut Taylor Nelson Sofres estime, dans un sondage réalisé pour le compte de la Banque de France et Euronext Paris, que ce sont 10,4 millions de Français de 15 ans et plus qui détenaient un contrat d'assurance-vie en 2001 (contre seulement 6,3 millions en 1995).
Avant tout perçue par les Français comme un excellent moyen de compléter une retraite (enquête de la FFSA auprès des souscripteurs, réalisée en mars 2001), l'assurance-vie est également un outil de gestion du patrimoine permettant de valoriser une épargne et/ou de favoriser la transmission d'un capital. Autant de possibilités qui lui valent, avec 4.000 milliards de francs d'encours, de représenter 20% de l'épargne des Français (chiffres 2000).




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