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Retraite : les modalités des départs anticipés à taux plein (décembre 2003)
S'ils ont commencé à travailler jeunes, les assurés du régime général, les salariés agricoles et les non salariés peuvent, à compter du 1er janvier 2004, partir à la retraite entre 56 et 59 ans, en bénéficiant d'un taux plein. Le décret du 30 octobre 2003 fixe les modalités de ces départs anticipés

Une durée minimale d'assurance.  Pour pouvoir bénéficier de ce dispositif, les assurés devront justifier, tous régimes de retraite de base confondus, d'une durée d'assurance au moins égale à 42 ans (168 trimestres). Par ailleurs, les périodes durant lesquelles ils ont eux-mêmes cotisé ne devront pas être inférieures à un certain seuil : 168 trimestres pour un départ à 56 ou 57 ans, 164 trimestres pour un départ à 58 ans et 160 trimestres pour un départ à 59 ans.

Le début d'activité. En outre, pour pouvoir cesser leur activité professionnelle à 56, 57 ou 58 ans, les assurés devront avoir validé au moins 5 trimestres avant la fin de l'année civile de leurs 16 ans (4 s'ils sont nés au dernier trimestre de l'année). S'ils veulent prendre leur retraite à 59 ans, ils devront en avoir validé 5 avant la fin de l'année civile de leurs 17 ans (4 s'ils sont nés au dernier trimestre).

Les formalités. Pour toute question sur un droit éventuel à un départ avant 60 ans, il convient en premier lieu d'appeler le 0.825.809.789 *, numéro mis en place par la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav). Si l'assuré n'a jamais fait l'objet d'une reconstitution de carrière, il recevra alors son relevé et les coordonnées de l'agence en charge de compléter son dossier. S'il a déjà fait l'objet d'une reconstitution, il sera directement orienté vers la caisse compétente, qui lui adressera une attestation faisant le point de sa situation. S'il réunit toutes les conditions pour un départ anticipé et s'il souhaite y recourir, l'assuré devra joindre cette attestation à sa demande de retraite.
L'accord signé en novembre entre les partenaires sociaux étend la mise en œuvre de cette mesure aux régimes complémentaires Arrco et Agirc.

Un demi-million de bénéficiaires potentiels. Avec un nombre de bénéficiaires potentiels variant entre 150.000 et 180.000 selon les années, la Cnav estime à 460.000, pour le seul régime général, le nombre d'assurés qui devraient demander à bénéficier de la mesure entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2008. Ce chiffre suppose qu'un faible nombre d'assurés renoncent à ce droit pour améliorer leur pension. Dans cette hypothèse, le coût de ce dispositif pour le régime général se situerait entre 1,4 et 1,5 milliards d'euros selon les années, soit un total de plus de 7 milliards d'euros d'ici fin 2008.

* 0,15 € TTC par minute


Périodes retenues, pérodes exclues

Dans les conditions requises pour pouvoir bénéficier du départ anticipé à taux plein, la loi établit une distinction entre période d'assurance et périodes cotisées. Sont exclues de ces dernières les périodes de chômage et d'invalidité, les majorations de durée d'assurance pour enfant ou congé parental, ainsi que les périodes d'assurance ayant donné lieu à des cotisations à la charge d'un tiers (NDR : par exemple, l'Assurance vieillesse des parents au foyer [AVPF], dont les cotisations sont à la charge des caisses d'allocations familiales).

Les périodes de service militaire peuvent, en revanche, être prises en compte, dans la limite de quatre trimestres. Il en va de même pour les périodes de maladie, dans la même limite*. Enfin, pour les congés maternité, le trimestre civil au cours duquel est survenu l'accouchement peut être validé.

* Un trimestre est égal à soixante jours de perception d'indemnités journalières.

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