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Les
bénéficiaires potentiels. Ce nouveau produit s'adresse à
tous les Français qui n'ont pas encore pris leur retraite, quel que soit leur
statut. Salariés des secteurs publics et privés, travailleurs indépendants et
même personnes sans activité professionnelle peuvent souscrire un Perp.
La loi n'impose aucun montant minimum pour les
versements, qui peuvent être réguliers ou occasionnels. En revanche, les
établissements qui proposent ces Plans (entreprises relevant du Code des
assurances, institutions de prévoyance et mutuelles) peuvent fixer des
planchers.
Un cadre réglementé.
Deux conditions régissent le fonctionnement d'un Perp.
D'une part, la sortie ne pourra se faire que sous forme de rente viagère.
D'autre part, même si les versements peuvent être interrompus, les fonds
épargnés ne peuvent être débloqués avant le départ effectif à la retraite qu'en
cas d'invalidité, de fin de droits aux allocations chômage pour les salariés ou
de liquidation judiciaire pour les indépendants.
En cas de décès du souscripteur, le capital
épargné ou restant peut être versé sous forme de rente au conjoint ou aux
bénéficiaires désignés par une clause spéciale, si celle-ci est prévue dans le
contrat.
L'incitation
fiscale. En compensation, les sommes versées sur un Perp seront déductibles
du revenu imposable, dans la limite de 10% des revenus de l'activité
professionnelle* de l'année précédente (plafonnés à huit fois le plafond de
la Sécurité
sociale de la même année, soit un maximum de 23.347 euros déductibles pour
2004). Les versements effectués sur d'autres produits d'épargne retraite doivent
être inclus dans ce montant.
Les personnes dont les revenus sont moins importants
ou sans activité professionnelle peuvent dépasser cette limite de 10%. Elles
bénéficient en effet d'un plancher de déduction égal au dixième du plafond de la
sécurité sociale (soit 2918 euros pour cette année). Par ailleurs, la rente
perçue après la fin de carrière sera imposée comme les retraites versées par les
régimes de base ou complémentaires et soumise aux prélèvements sociaux.
*hors revenus tirés de l'immobilier, de
placements financiers, etc.
Sécurité
et rentabilité
Les épargnants ont accès à
différents types de Perp*. Pour les Perp multisupports, la loi
prévoit des garde-fous afin que les sommes placées ne puissent être
victime d'un krach boursier ou d'une éventuelle faillite de
l'organisme de placement. La loi encadre également les contrats pour
que l'épargne soit progressivement sécurisée : 65% au minimum
du capital doivent être investis dans des placements sans risque
entre cinq et dix ans avant la retraite. Le pourcentage atteint 90%
au minimum à deux ans de la retraite. Seul l'ajout d'une clause,
précisant que l'épargnant est conscient des risques d'évolution
défavorable des marchés, permet de renoncer à cette
protection.
D'autre part, si le Perp s'adresse à
tous les Français, certains ont plus intérêt que d'autres à y
souscrire. En effet, un contribuable imposé dans la tranche à 6,83%
n'économisera que 7 € d'impôts pour cent euros investis dans un
Perp. A l'autre bout de l'échelle, celui qui est imposé à 48%
économisera 48 euros pour le même investissement.
*Voir
le site de la
Fédération française des sociétés
d'assurance : http://www.ffsa.fr/. | |
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