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Perco, mode d'emploi (octobre 2004)
Le Perco, Plan d'épargne de retraite collectif, permet aux salariés d'améliorer leur retraite. Les décrets d'application le concernant ont été publiés le 07 mai 2004.
Qui concerne-t-il ? Le dispositif mis en place par convention ou accord collectif est destiné aux salariés des entreprises ayant déjà mis en place un PEE (Plan d'épargne d'entreprise) ou un PEI (Plan d'épargne interentreprises). Il doit être accessible à tous les salariés qui se déclarent intéressés. L'ancienneté minimum éventuellement requise pour y adhérer ne peut excéder trois mois. Un même épargnant peut adhérer à la fois à un Perp et à un Perco. Par ailleurs, dans les entreprises comprenant entre 1 et 100 salariés, le Perco est ouvert aux dirigeants et mandataires sociaux.

 

Enfin, le nouveau dispositif remplace les PPESV (Plan partenarial d'épargne salariale volontaire) lancés depuis le 1er janvier 2002. Ceux-ci peuvent être transformés en Perco jusqu'au mois d'août 2006.

 

 

Son fonctionnement. Les versements du salarié sur le Perco sont facultatifs. Ces versements volontaires, y compris ceux issus de l'intéressement, sont plafonnés chaque année à 25% du salaire brut annuel. Sans y être obligée, l'entreprise peut ensuite abonder les versements, sans excéder trois fois le montant des versements du salarié et dans la limite de 4600 € par an.

 

Si le salarié change d'emploi, et si sa nouvelle entreprise propose également un Perco, il peut demander le transfert de son plan dans sa nouvelle société. Si celle-ci n'en dispose pas, l'épargne qu'il a constituée est bloquée jusqu'à son départ en retraite mais continue d'être rémunérée. Par ailleurs, le Perco proposé aux salariés doit leur laisser la possibilité d'investir dans un fonds solidaire*.

 

 

La sortie. Comme pour les plans individuels, les fonds épargnés ne sont pas disponibles, en principe, avant le départ à la retraite de l'adhérent du Perco. Des cas de déblocage anticipé sont toutefois prévus :

  • décès de l'adhérent, de son conjoint ou de la personne qui lui est liée par un Pacs,
  • invalidité de l'adhérent, de son conjoint, de ses enfants ou de la personne qui lui est liée par un Pacs,
  • expiration des droits à l'assurance chômage de l'adhérent,
  • affectation des sommes épargnées à l'achat de la résidence principale
  • rénovation de la résidence principale après une catastrophe naturelle reconnue par arrêté ministériel
  • surendettement de l'adhérent.

 

Lorsque l'adhérent fait valoir ses droits à la retraite, il peut choisir de récupérer son épargne sous forme de rente (ou de capital si le dispositif mis en place par l'entreprise le prévoit).

 

* Parmi au moins trois fonds OPCVM de profils différents. Il est impossible d'investir dans les titres de l'entreprise.

 

 


La fiscalité du Perco

Pendant la phase d'épargne, les versements volontaires du salarié ne sont pas déductibles du revenu imposable. Les sommes provenant de l'intéressement et/ou de la participation sont, en revanche, exonérées de l'impôt sur le revenu et ne sont pas soumises aux charges salariales et patronales si elles sont investies dans un Perco.  

L'abondement éventuel est également déductible des bénéfices imposables de l'entreprise et exonéré de cotisations sociales. Il n'entre pas dans le revenu imposable du salarié, mais s'impute sur l'enveloppe fiscale globale créée par la loi Fillon au bénéfice des produits de retraite. L'abondement est par ailleurs soumis à la CSG et à la CRDS.

Lors de la liquidation des droits, si la sortie s'effectue sous forme de rente viagère, cette dernière est soumise à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux (10,3%*), après un abattement variant en fonction de l'âge de liquidation de la rente**. Si la sortie s'effectue sous forme de capital, les bénéfices tirés de l'épargne sont exonérés d'impôt sur le revenu, mais soumis aux prélèvements sociaux.


* 11% à partir du 1er janvier 2005.
** Abattement de 50% si la liquidation a lieu entre 50 et 59 ans, de 60% entre 60 et 69 ans, de 70% au-delà de 70 ans.

 

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