La mise en
place. La
création du Perco se fait à l'initiative de l'entreprise, ou par le biais d'un
accord collectif. Il ne peut toutefois être mis en place que dans les
entreprises où existe déjà un PEE (Plan épargne entreprise) ou un PEI (Plan
épargne interentreprises). Toutes celles qui ont ouvert un PEE depuis plus de
trois ans doivent d'ailleurs entamer des négociations relatives à l'instauration
d'un Perco. L'entreprise doit notamment offrir le choix entre au moins trois
organismes de placement collectif, présentant des profils d'investissement
différents.
Les
conditions d'adhésion. Une
fois mis en place, le Perco est accessible à tous les salariés de l'entreprise,
ainsi qu'à ses dirigeants si l’entreprise compte moins de 250 salariés.
L'adhésion peut être soumise à une condition d'ancienneté, qui ne peut être
supérieure à trois mois. Elle est, en principe, basée sur le volontariat : les
salariés doivent manifester leur désir de participer au plan d'épargne
collectif. Le règlement du plan peut cependant prévoir une adhésion par défaut,
sauf avis contraire des salariés, lesquels disposent alors de quinze jours pour
exprimer leur refus.
L'épargne.
Le
Perco peut être alimenté par l'épargne personnelle du salarié, dans la limite du
quart de sa rémunération annuelle. Il peut également recevoir les sommes
provenant de l'intéressement et/ou de la participation, ainsi que les versements
issus d'un compte épargne-temps dans la limite de 10 jours par an. L'entreprise
peut aussi participer à l'épargne du salarié. Cet abondement est alors
doublement plafonné : à 5489,28 € par an et au triple de la contribution du
salarié.
La
fiscalité. Les
sommes versées à l'initiative du salarié ne sont pas déductibles de son revenu
imposable. En revanche, les versements issus de la participation, de
l'intéressement ou de l'abondement par l'entreprise sont exonérés d'impôt. Lors
du déblocage de son Perco, le retraité peut choisir de percevoir un capital. Les
intérêts produits par le plan échappent alors à l'impôt sur le revenu et ne
subiront que les prélèvements sociaux. S'il opte pour le versement d'une rente,
elle bénéficie de l’abattement réservé aux rentes individuelles : de 60% si elle
est perçue pour la première fois avant 70 ans, de 70% si le premier versement
intervient après cet âge.
(1)
Chiffres
établis par l'Association française de la gestion financière (AFG) (http://www.afg.asso.fr/)
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Le déblocage
anticipé
Le
déblocage de l'épargne placée sur un Perco est impossible avant le départ
en retraite de son bénéficiaire. Seuls quelques cas très précis le
permettent :
-
décès
du bénéficiaire, de son conjoint ou de la personne qui lui est liée par un
Pacte civil de solidarité (PACS),
-
acquisition
ou remise en état de la résidence principale suite à une catastrophe
naturelle,
-
surendettement
du participant au plan,
-
invalidité
reconnue du bénéficiaire, des ses enfants, de son conjoint ou de la
personne qui lui est liée par un PACS,
-
expiration
des droits à l'assurance chômage du titulaire du plan.
Par
ailleurs, s'il quitte son emploi, l'ancien salarié peut continuer à
alimenter son Perco, sauf si sa nouvelle entreprise lui offre également
l'accès à un Plan d'épargne retraite collectif. S'il poursuit ses
versements, l'épargnant ne peut plus prétendre à l'abondement de son
ancien employeur et doit s'acquitter lui-même des frais de gestion du
plan.
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