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Impôt
sur le revenu pendant l'épargne. Les
versements réalisés sur un Perp sont déductibles du revenu imposable, dans la
limite d'une enveloppe fiscale globale propre à chaque contribuable. Elle est
égale à 10 % des revenus nets de son activité professionnelle de l'année
précédente, dans la limite de huit fois le plafond de la Sécurité sociale (soit
274.464 € en 2009)*.
Le
cas échéant, il faut déduire de cette enveloppe l'ensemble des versements
effectués au titre des régimes supplémentaires de retraite et d’épargne
salariale souscrits dans un cadre professionnel (PEE, Perco, produits
Madelin...). Les possibilités de déduction non employées peuvent être reportées
sur l'une des trois années suivantes.
Enfin,
dans les couples soumis à une imposition commune, un contribuable peut utiliser
le solde du plafond de déduction inutilisé par son
conjoint.
Impôt
sur le revenu en sortie. Les
rentes perçues après la liquidation d'un Perp sont soumises à l'impôt sur le
revenu au même titre que les pensions de retraite des régimes de base ou
complémentaires, après un abattement spécifique de 10% commun à toutes les
pensions perçues et plafonné à 3491 € par foyer fiscal.
Impôt
sur la fortune. Le
Perp ne pouvant être racheté (voir encadré), il est exonéré de l'Impôt de
solidarité sur la fortune pendant la phase d'épargne. Une fois le contrat
dénoué, la valeur de capitalisation des rentes n'entre pas dans le calcul de
l'ISF si le versement des primes a été régulièrement échelonné, tant pour ce qui
est de leur périodicité que de leur montant, pendant une durée minimale de 15
ans. Cette exonération vaut également pour le conjoint du
souscripteur.
Prélèvements
sociaux. Aucun
prélèvement social n'est appliqué au Perp pendant la phase de constitution de
l'épargne. Lorsque le souscripteur a fait valoir ses droits à la retraite, la
rente qu'il perçoit est soumise aux prélèvements sociaux au titre des revenus de
remplacement. Le taux est alors de 7,1%, dont une fraction de CSG déductible de
4,2%.
*Avec
un plancher égal à 10% du plafond de la Sécurité
sociale
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Les cas
particuliers
La
loi initiale définissait trois cas de force majeure autorisant le rachat
anticipé d'un Perp :
-
expiration
des droits de l'assuré aux allocations d'assurance chômage prévues par
le Code du travail en cas de licenciement ;
-
cessation
d'activité non salariée de l'assuré à la suite d'un jugement de
liquidation judiciaire ;
-
invalidité
de l'assuré, correspondant au classement dans les 2ème ou 3ème
catégories prévues à l'article L 341-4 du code de la Sécurité sociale et
le rendant incapable d'exercer une activité rémunérée
quelconque.
L'article
L132-23 du Code des assurances en prévoit désormais un quatrième : les
personnes ayant exercé des fonctions d'administrateur, de membre du
directoire ou de membre de conseil de surveillance peuvent également
débloquer leur Perp par anticipation si elles n’ont pas liquidé leur
pension dans un régime obligatoire d’assurance vieillesse et ne sont pas
titulaires d'un contrat de travail ou d'un autre mandat social depuis deux
ans au moins à compter du non-renouvellement du mandat
social.
Dans
ce cas, si le rachat survient dans l'année suivant l'un de ces évènements,
il s'effectue en totale franchise d'impôt. Le montant de la valeur de
rachat est cependant pris en compte dans l'assiette de l'ISF et les
prélèvements sociaux s'appliquent aux produits
réalisés.
Enfin,
l'article 35 de la loi n° 2006-872 du 13 juillet 2006 portant engagement
national pour le logement (loi ENL) autorise le versement en capital
plutôt qu'en rente de l'épargne réalisée sur un Perp pour l'acquisition,
au moment du départ en retraite, de la résidence principale de l'adhérent
s'il n'a jamais été propriétaire. Ce capital sera alors soumis à l'impôt
sur le revenu étalé sur cinq
ans. |
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