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Au-moins 850 euros par mois. L'Allocation équivalent retraite
(AER) s'adresse aux personnes ayant cotisé quarante annuités au régime
obligatoire de l'assurance-vieillesse et se trouvant en situation d'inactivité
(chômeurs et Rmistes). Dès janvier 2002, ces personnes pourront toucher une
allocation complémentaire leur garantissant au moins 877 euros (5750 francs) de
ressources par mois. Et ce jusqu'à leur 60ème anniversaire, date à laquelle
elles pourront faire valoir leurs droits à la retraite.
50.000 personnes
concernées. L'AER réunit en fait, dans un souci de simplification, des
dispositifs déjà existants : l'Allocation spécifique d'attente et l'Allocation
spécifique de solidarité, toutes deux majorées. Autre évolution à l'avantage de
l'allocataire : les ressources du conjoint ne seront pas prises en compte dans
le calcul de l'AER (les revenus du foyer fiscal sont toutefois plafonnés).Selon
le gouvernement, la mesure concernera dans un premier temps
50.000 personnes. Son coût, estimé à 45,73 millions d'euros (300 millions
de francs), sera financé par des économies sur d'autres postes
budgétaires.
Une mesure d'attente. Il
ne s'agit, selon les propos de la ministre de l'Emploi et de la solidarité, que
d'une étape intermédiaire, dans l'attente d'une réforme globale du régime de
retraites. De nombreux parlementaires souhaitaient en particulier que tout
salarié ayant cotisé 40 ans puisse partir avec une retraite à taux plein avant
60 ans. Cette mesure, qui concernerait 815.000 personnes entrées dans la
vie active très jeunes, a été jugée pour l'heure trop coûteuse (environ 8
milliards d'euros).
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Fin de carrière et départ à la
retraite
Ces trente dernières années, le taux d'activité des personnes
âgées de plus de 55 ans a fortement baissé, en France comme dans
nombre de pays industrialisés. Ce constat figure en préambule d'une
récente étude de l'Insee (Institut national de la statistique et des
études économiques), intitulée « Fin de carrière et départ à la
retraite » et publiée en juin 2001 (in L'Économie française – éd.
Hachette).
Le taux d'activité des hommes âgés de 55 à 59 ans, en France, est
passé de 83% en 1970 à 68% en 2000 (l'évolution est moins
significative pour les femmes, explique l'Insee, « dans la mesure où
la baisse tendancielle de l'activité aux âges élevés est en partie
compensée par la généralisation de l'activité féminine »). Les
analystes de l'Insee rappellent les principales causes de la baisse
du taux d'activité dans cette tranche d'âge: un nombre croissant de
départs anticipés à la retraite (favorisés par des dispositifs
offrant des revenus de remplacement jusqu'à l'âge de la retraite)
et, plus généralement, une dégradation du marché du travail dont les
salariés âgés ont le plus souffert.
Sous l'effet de l'abaissement de l'âge légal de la retraite à 60
ans, le taux d'activité des hommes âgés entre 60 et 64 ans a, lui,
connu un recul encore plus spectaculaire, passant de 70% à moins de
20% en trente
ans. |
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