Protection de l'environnement, contribution à l'amélioration de l'emploi,
lutte contre le tabagisme, l'alcoolisme et la pornographie, promotion de
l'entreprise "responsable et citoyenne", aide aux associations humanitaires,
exclusion des entreprises d'armement ou de jeux d'argent, toutes les causes (ou
exclusions) sont bonnes. Il suffit que les fonds investis selon ces critères
sélectifs soient à la fois rentables et conformes aux objectifs définis.
Fonds "éthiques" et fonds "de
partage"
Il existe deux credo en la matière : les fonds "éthiques" et les fonds "de
partage".
Les fonds "éthiques" sont investis dans des sociétés "au comportement social
irréprochable" et dont le secteur d'activité est tout aussi vertueux. Quant aux
fonds "de partage" une partie des gains est reversée à des associations
humanitaires ou caritatives.
Si les premiers font apparaître clairement un objectif de rentabilité, les
seconds sont plus prudents.
Pour assurer des revenus réguliers à leurs associations de prédilection, les
fonds "de partage" sont essentiellement placés sur les marchés obligataire ou
monétaire et les gains à partager en dépendent.
Aujourd'hui, il existe en France une quinzaine de fonds "moraux". Les
performances des entreprises "socialement responsables" sont, sur le long terme,
tout à fait comparables à celles des autres entreprises. C'est l'une des
conclusions de l'ARESE (Analyse et Recherche sociales sur les entreprises),
filiale de la Caisse des dépôts et consignations spécialisée dans la notation
sociale des entreprises.
Les recherches de l'ARESE permettent, en effet, de comparer les performances
boursières des entreprises selon le DSI (Domini 400 Social Index), indice social
de référence aux Etats-Unis, où les fonds "éthiques" sont répandus et déjà
anciens, et l'indice boursier traditionnel, le S&P 500.
Des investissements "socialement
responsables"
Car, bien plus qu'un jugement sur "les valeurs" défendues par chaque fonds,
le rôle d'ARESE est d'aider les gestionnaires financiers à faire des
investissements "socialement responsables" sur la base d'outils qui leur
permettent de sélectionner objectivement les entreprises pouvant entrer dans ces
fonds : grille de valeurs, indicateurs d'éthique, etc.
C'est ainsi que FONGEPAR, spécialiste de l'épargne salariale, vient de créer,
en collaboration avec l'ARESE et CDC Asset Management Europe, le premier Fonds
Commun de Placement d'Entreprise (FCPE "valeurs humaines"), produit éthique
s'attachant à la dimension citoyenne de l'entreprise et à sa contribution au
développement de l'emploi.
Une nouvelle voie pour les partenaires sociaux dans le cadre de l'épargne
salariale et des fonds de pension.