| Répartition et capitalisation: ensemble, demain (mai 1999) |
 |
| L'équilibre financier des régimes vieillesse par répartition risque d'être rompu dès 2005, avec l'arrivée massive de la génération du "baby-boom" à l'âge de la retraite. La question est soulevée depuis longtemps, les mesures ne devraient pas tarder |
 |
Laissons parler les chiffres. L'évolution démographique au cours des
prochaines années va modifier l'équilibre des régimes de retraite. La génération
des " baby-boomers " (nés entre 1945 et 1960) atteindra progressivement l'âge de
la retraite, tandis que le nombre de jeunes arrivant sur le marché du travail
diminuera. Parallèlement, l'espérance de vie à la naissance ne cesse de
croître - trois mois par an - pour atteindre, aujourd'hui, 82 ans pour les
femmes et 74 ans pour les hommes. Dans ce contexte, le nombre de personnes de
plus de 60 ans aura augmenté de 8 millions dans trente ans. En 1999, on compte
deux actifs pour un retraité. Mais si aucune mesure n'est prise, dans
quarante ans, le rapport cotisants/retraités sera de 1 et la charge pesant sur
les actifs risque de devenir difficilement supportable ! Les solutions
envisagées sont variées. Augmentation des prélèvements obligatoires ? Réduction
des prestations ? Recul de l'âge de la retraite ? Allongement de la durée des
cotisations ? Création de fonds de retraite pour compléter la répartition
? Quoi qu'il en soit, la question de la retraite doit être posée avant
2005.
La répartition sur le mode de la
solidarité
En France comme dans beaucoup de pays du sud de l'Europe, le système
par répartition finance presque en totalité les retraites. Celles-ci sont payées
par les cotisations des actifs, sur le mode de la solidarité entre les
générations. Les sommes versées progressent au rythme de la croissance
économique et de l'augmentation de la masse salariale. Depuis la réforme de
1993, le nombre d'années, pour bénéficier d'une retraite à taux plein dans le
secteur privé, est passé progressivement de 37 ans et demi à 40 ans. Il s'agit
d'une retraite calculée désormais sur les vingt-cinq meilleures années de
salaires et non plus les dix meilleures comme auparavant. Dans le domaine de
la Fonction publique, ce sont des régimes spéciaux qui gèrent la retraite des
agents de l'Etat (fonctionnaires, cheminots, employés EDF, etc.). Les
fonctionnaires cessent généralement leurs activités au bout de 37 ans et demi,
et ont une retraite calculée sur le salaire moyen des 6 derniers
mois. Aujourd'hui, parmi les mesures envisagées, figure la création d'un
supplément de retraite par capitalisation (fonds de pension). Avec la
capitalisation, le salarié constitue, au fil des années, une épargne-retraite
qui, le jour venu, lui sera reversée sous forme de rente. Au sein des
entreprises, surtout dans les plus grandes, des systèmes par capitalisation et
des plans d'épargne entreprise existent déjà, avec un certain nombre
d'incitations fiscales. Les fonds de retraite compléteraient les produits
d'épargne-retraite existants. Les fonctionnaires bénéficient également d'un
régime par capitalisation appelé Préfon. Enfin, que l'on soit fonctionnaire ou
salarié dans le privé, chacun peut se ménager individuellement des ressources
supplémentaires pour sa retraite, en ayant recours à des produits financiers
adaptés : assurance vie, plans d'épargne retraite, rentes viagères. Notre
système par répartition est important, y ajouter quelques éléments de retraite
par capitalisation paraît une mesure sage.
|
 |
  |
Retour |
 |
 |
© Copyright CNP Assurances.
Tous droits réservés. Les reproductions de toute ou partie des informations publiées sur le site Internet CNP sous
quelque forme ou support sans l'autorisation expresse de la CNP sont interdites. Seuls sont autorisés l'envoi
électronique des articles par les moyens mis à disposition par la CNP ou l'impression à des fins d'archivage ou de
consultation en mode déconnecté. |
|