|
Les Brésiliens se montrent de plus en plus prévoyants. Depuis quelques
années, les cadres dirigeants ne sont plus les seuls à préparer activement leur
retraite par le biais de l'épargne. Ils ont été rejoints par les classes
moyennes. Deux facteurs expliquent ce phénomène. D'un côté, les Brésiliens
s'inquiètent d'un système public de retraite par répartition qui rencontre des
difficultés de financement. De l'autre, ils se sentent encouragés par le retour
d'une certaine stabilité économique qui favorise les investissements à long
terme. Résultat : les plans de retraite complémentaire privés progressent à un
rythme soutenu.
Le marché des fonds de retraite privés repose sur deux systèmes : les fonds
dits " fermés ", réservés aux employés des entreprises, et les fonds " ouverts
", accessibles à tous. Ces deux systèmes partagent plusieurs caractéristiques :
tous les fonds, ouverts ou fermés, doivent respecter des règles prudentielles
d'investissement et font l'objet d'un contrôle de la part des pouvoirs publics;
ils ne présentent - dans leur grande majorité - aucune garantie de rentabilité ;
ils offrent des avantages fiscaux aux entreprises et aux épargnants; enfin,
leurs bénéficiaires ont généralement le choix entre une sortie en rente ou en
capital. Pour le reste, les deux systèmes diffèrent dans bien des domaines.
Fonds fermés. Les fonds fermés sont gérés, soit par
l'entreprise elle-même, au moyen d'une fondation privée créée à cet effet (c'est
le cas de quelques grands groupes industriels), soit par des gestionnaires
spécialisés (dans le cadre d'un fonds multientreprises). Dans tous les cas,
l'entreprise est tenue, légalement, de contribuer à hauteur de 30% (minimum) au
plan de retraite et prend à sa charge les coûts de fonctionnement. Ces fonds
fermés, qui sont parfois associés à des formules de complémentaires santé, sont
généralement considérés comme d'excellents outils de fidélisation des
salariés.
Fonds ouverts. Les fonds ouverts, accessibles à tous,
ont pour principal intérêt d'être particulièrement souples, puisqu'ils
permettent à leurs participants d'entrer et de sortir à tout moment. Développés
par des banques et des assurances depuis 5 ans, ce sont ces fonds ouverts qui
remportent le plus de succès auprès des Brésiliens. Les entreprises peuvent y
participer pour le compte de leurs employés, mais elles n'ont, dans ce cas,
aucune obligation de contribuer à leur plan de retraite. Actuellement, le fonds
ouvert qui prend le plus d'essor est le PGBL, un plan de retraite à bénéfices
libres. Il permet au participant de définir lui-même sa contribution ou son
bénéfice mensuel futur en fonction de ses besoins de retraite. Entre les
différents types de fonds ouverts et de fonds fermés, les Brésiliens peuvent
aujourd'hui trouver un produit d'épargne retraite à leur
mesure.
|