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Mise à jour février 2010
La
sécurité sociale
Les
principes. Pour bénéficier
du remboursement de ses dépenses de santé par la Sécurité sociale, il ne suffit pas
d'y être affilié. Il faut également remplir certaines conditions liées à la
durée d'activité professionnelle et justifier d'un montant minimum de
cotisations ou d'heures de travail*. Lorsque ces conditions sont remplies,
la Caisse
primaire d'assurance maladie dont dépend le malade lui rembourse une partie des
soins et médicaments. La partie restant à la charge du patient, dans la limite
des tarifs conventionnels (les tarifs de référence fixés par la Sécurité sociale),
constitue le « ticket modérateur ». Toutefois, si son état de santé ou sa
situation le justifie, un assuré social peut être exonéré du ticket modérateur
et bénéficier d'un remboursement à 100 % du tarif de la Sécu.
Au-delà du tarif
conventionnel, les dépassements d'honoraires pratiqués par certains médecins
sont, bien sûr, également à la charge du patient.
Le remboursement des actes
médicaux. Ne sont pris en charge que
les actes de médecine figurant dans un document appelé « Nomenclature
générale des actes professionnels (NGAP) ». Leur tarif
conventionnel est négocié entre l'assurance maladie et les
représentants des professionnels de santé concernés. Depuis l'entrée en vigueur
des dispositions de la réforme de l'assurance maladie, une participation
forfaitaire de un euro par acte médical, plafonnée
à 4 euros par jour, est laissée à la charge du patient.
Depuis le 1er septembre
2006, tout acte médical de plus de 91 euros entraîne l’application d’une
participation forfaitaire de 18 euros. Lorsque plusieurs actes sont
effectués par le même praticien au cours d’une même consultation, le forfait
s’applique si le coût cumulé de ces actes dépasse 91 euros.
De nouvelles franchises ont également
vu le jour le 1er janvier 2008 : 50 centimes par acte paramédical et 2 euros par
transport sanitaire. Le montant ces nouvelles franchises est plafonné à 50 euros
par an pour l'ensemble des actes ou prestations concernés. Des plafonds
journaliers ont également été mis en place : les montants non-remboursés ne
peuvent pas dépasser 2 euros par jour sur les actes paramédicaux et 4 euros par
jour sur les transports sanitaires.
Depuis le 1er février 2009, les
médecins dont les honoraires dépassent les tarifs fixés par l'Assurance maladie
doivent remettre à leurs patients une information écrite détaillée sur le
montant de leurs actes et/ou de leurs prestations, dès lors que ce montant
atteint ou dépasse 70 euros par consultation.
Par ailleurs, le tarif des actes
médicaux et leur remboursement dépendent du respect ou non du parcours de soin.
Pour bénéficier du meilleur taux de prise en charge**, le malade doit avoir
choisi un médecin traitant, qu'il consulte avant de s'adresser à un spécialiste.
Certaines spécialités (gynécologie, pédiatrie, ophtalmologie, médecine dentaire)
ne sont pas concernées par cette mesure.
Les
complementaires santé
Les dépenses de santé qui ne
sont pas couvertes par l'assurance maladie obligatoire sont prises en charge,
totalement ou partiellement, par l'assurance maladie complémentaire. Trois types
d'organismes sont habilités à proposer cette sorte de contrats : les sociétés
d'assurance et les sociétés d'assurance mutuelle (régies par le code des
assurances), les mutuelles (code de la mutualité) et les institutions de
prévoyance (code de la
Sécurité sociale).
L'assuré peut choisir entre
plusieurs types de contrats. Le plus souvent, la formule de base se limite au
remboursement du ticket modérateur. Elle ne rembourse pas les éventuels
dépassements d'honoraires. De plus, dans des domaines comme l'optique ou les
soins dentaires, les tarifs conventionnels sont très éloignés des dépenses
réellement occasionnées par les soins.
C'est pourquoi il existe des
contrats aux garanties étendues, qui correspondent mieux aux frais
réels engagés par l'assuré. Le montant des cotisations varie alors en fonction
du taux de remboursement de ces garanties.
Les contrats responsables.
Depuis le
1er janvier 2006, pour qu'un contrat d'assurance continue à bénéficier des
avantages liés aux contrats complémentaires santé (avantages fiscaux,
exonération de la taxe sur les conventions d'assurance, aide à
l'acquisition...), il doit respecter plusieurs
caractéristiques.
Ainsi, par exemple, dans le
cadre de ces contrats dits « responsables », la prise en charge des
consultations du médecin traitant et du médecin correspondant (spécialiste
consulté sur prescription du médecin traitant) par la complémentaire santé doit
s'élever, au minimum, à 30 % du tarif conventionnel de la Sécurité sociale. Compte tenu du
taux de remboursement par l'assurance maladie obligatoire (actuellement 70 % en
secteur 1), cette consultation sera ainsi intégralement remboursée (à
l'exclusion de la participation forfaitaire de un euro que les contrats
responsables ne peuvent prendre en charge).
Pour les médicaments
prescrits dans le parcours de soin et jugés suffisamment efficaces, ainsi que
pour les actes d'analyse et de laboratoire prescrits par le médecin traitant, la
part restant à la charge de l'assuré ne peut dépasser 5 %. Ces nouveaux
contrats doivent également prévoir le remboursement, à partir du 1er juillet
2006, d'au moins deux actions de prévention jugées prioritaires par les pouvoirs
publics.
Enfin, ils sont désormais
les seuls à pouvoir faire l'objet, sous certaines conditions de revenus, d'une
aide à la souscription.
Dans l'entreprise.
Certaines
entreprises mettent en place des contrats d'assurance complémentaire santé à
adhésion obligatoire. Leurs nouveaux salariés sont alors tenus d'y adhérer et de
cotiser. Du reste, les cotisations sont directement prélevées sur les bulletins
de salaire. Si l'employeur met en place cette couverture sociale à la suite d'un
référendum ou d'un accord collectif, les employés déjà en place doivent
également y adhérer. En revanche, s'il prend cette décision unilatéralement, ces
derniers peuvent refuser de cotiser.
Dans tous les cas, un
salarié qui considère que les garanties du contrat à adhésion obligatoire sont
insuffisantes peut souscrire un contrat supplémentaire. Celui-ci interviendra en
"sur-complémentaire", c'est à dire en plus de la couverture déjà acquise.
Enfin, en cas de départ de
l'entreprise, il est possible de conserver son assurance complémentaire
obligatoire. Les modalités varient avec celles du départ (démission,
licenciement, retraite...). Mais il faudra, de toute façon, payer la part
anciennement prise en charge par l'employeur. Le montant des cotisations pourra
donc doubler, voire tripler.
*
Les personnes ne répondant pas à ces critères peuvent, dans
certains cas, bénéficier de la Couverture maladie universelle
(CMU).
**
70 %, par exemple, pour une visite chez le
généraliste.
Remboursement d'une consultation chez
un médecin traitant
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Remboursement des actes
médicaux Une couronne, 3
exemples

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