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Mise à jour janvier
2010
Artisans, commerçants et professions libérales
bénéficient depuis 1966 d'une assurance maladie obligatoire gérée localement par
des organismes conventionnés. C'est l'équivalent pour eux du régime de base de
la Sécurité
sociale destiné aux salariés. Pour bénéficier d'une meilleure prise en charge de
leurs dépenses de santé, ils peuvent également souscrire une assurance
complémentaire.
La
démarche. Il faut, pour ce
faire, se rapprocher d'un organisme habilité,
par
l'intermédiaire d'un conseiller : d'une mutuelle ou d'une compagnie d'assurance,
d'un agent général ou d'un courtier d'assurance. La démarche peut également
s'effectuer au guichet d'une banque, dans certains hypermarchés ou à distance,
en renvoyant un coupon par la poste, par téléphone, Minitel ou par
Internet.
La plupart du
temps, le contrat prévoit une durée de stage.
Il s'agit d'une
période de 3 à 12 mois à dater de l'adhésion, pendant laquelle les soins
dispensés ne sont pas remboursés. Le montant des cotisations est fonction du
régime juridique et de l'âge du souscripteur, ainsi que du nombre de personnes
qu'il souhaite couvrir. Il peut aussi être proportionnel à ses revenus. Il
dépend aussi, bien sûr, des garanties et des prestations offertes par le
contrat.
Des avantages fiscaux. La loi du 11 février 1994 (loi Madelin) s'applique aux
contrats d'assurance complémentaire santé. Les travailleurs non salariés en
activité peuvent ainsi déduire l'ensemble des cotisations versées au titre d'un
tel contrat de leur revenu ou bénéfice imposable, dans la limite d'un plafond
qui varie en fonction de leur revenu net déclaré*. Pour pouvoir bénéficier de
cette déduction, le TNS doit être à jour des cotisations aux régimes
obligatoires d'assurances maladie et vieillesse.
Par ailleurs, depuis 1996, cette possibilité a été
étendue au conjoint collaborateur, sous réserve qu'il soit inscrit comme tel au
répertoire des métiers ou au registre du commerce et des sociétés. Enfin, les
prestations perçues par l'assuré ne sont pas imposables.
*Ce plafond ne peut être supérieur
à 3 % de huit fois le plafond annuel de la sécurité sociale.
En 2010, le plafond annuel de la Sécurité sociale était égal à
34 620 €. |