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La perception des
Français.
Les personnes interrogées ont été confrontées à une liste assez vaste de
problèmes de santé publique. Quel que soit le sujet évoqué, elles ne sont jamais
plus de 10% à estimer que l'on « en fait trop ». Elles pensent
majoritairement que l'on s'occupe « juste comme il faut » des maladies du
cœur (62% des personnes interrogées), du diabète (57%) et des problèmes de santé
des femmes (51%). En revanche, quatre thèmes sont fréquemment considérés comme
insuffisamment traités en France : l'accompagnement des personnes en fin de vie
(73%), les suicides (71%), les problèmes de santé des personnes en situation
précaire (68%) et la douleur (67%).
Ce classement moyen,
établi selon les réponses de l'ensemble des personnes interrogées, varie
cependant en fonction de la position sociale ou de l'âge des personnes
sondées.
Des préoccupations «
sociales ».
Les jeunes et les classes populaires aimeraient que tous les thèmes abordés dans
l'enquête soient davantage pris en compte. Pour 11 des 15 pathologies
présentées, les ouvriers expriment même une insatisfaction nettement supérieure
à la moyenne. Les cadres supérieurs, de leur côté, ne souhaitent un effort
supplémentaire que dans certains domaines : toxicomanies, accompagnement en fin
de vie, douleur.
L'âge joue également un
rôle important. Le cancer est, par exemple, cité en quatrième position des
sujets les plus préoccupants par les moins de 25 ans, et seulement au dixième
rang par les plus de 60 ans. A l'inverse, la douleur est mise en avant par les
seniors (3ème place), quand elle n'arrive qu'au 9ème rang des préoccupations des
jeunes. « En revanche, poursuit
l'étude, on aurait pu s'attendre à des écarts entre hommes et femmes, qui ne
sont pas égaux devant la maladie. Il n'en est rien, la hiérarchie est quasiment
identique pour les deux sexes. »
L'impact de la situation
personnelle. Si des
constantes catégorielles se dessinent, l'état de santé personnel, réel ou
ressenti, joue également sur les exigences. Se sentir en mauvaise santé
accroît donc les attentes d'intervention publique. Les auteurs de l'enquête
relèvent ainsi que « le fait d'avoir souffert d'état dépressif, d'insomnies
ou de nervosité conduit à être plus sensibles aux problèmes de santé des
personnes âgées, à l'accompagnement en fin de vie ou aux suicides. »
Chargées de pointer, au sein
d'une courte liste, les deux « acteurs auxquels elles accordent le plus de
confiance dans la préparation des décisions importantes dans le domaine
sanitaire », les personnes interrogées préfèrent les médecins (pour 58% des
sondés) et les chercheurs (49%) au gouvernement ou aux services de l'Etat
(seulement 19%). Les associations de malades ou d'usagers recueillent pour leur
part 35% des suffrages.
* Publication
2003
Évolution des dépenses de
santé

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