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Un dispositif
supplémentaire. Les contrats à cotisations
définies font partie des dispositifs de retraite collective au sein des
entreprises. Soumis à l'article 83 du Code général des impôts (d'où leur autre
appellation), ils s'adressent à la totalité ou à une catégorie du personnel de
l'entreprise*, mais l'adhésion est obligatoire pour tous les salariés concernés.
Exprimé en pourcentage du
salaire, leur coût est connu à l'avance. L'entreprise s'engage sur un niveau de
financement, auquel le salarié peut éventuellement participer. Les cotisations
versées fructifient jusqu'à la date du départ en retraite du bénéficiaire, qui
perçoit alors une rente viagère.
Les modalités
pratiques.
La mise en place d'un contrat à cotisations définies peut résulter d'une
décision unilatérale de l'employeur (le contrat est alors alimenté par ses seuls
versements), d'un accord collectif ou d'un référendum. Ce contrat doit être
souscrit par l'employeur auprès d'une compagnie d'assurance, d'une institution
de prévoyance ou d'une mutuelle.
Lorsqu'un salarié quitte
l'entreprise avant son départ en retraite, il peut demander le transfert de son
compte individuel sur un contrat similaire, si son nouvel employeur en a
souscrit un. Dans le cas contraire, l'employé conserve la propriété du capital
accumulé sur son compte, mais il ne peut plus l'alimenter. Les seules
possibilités de sortie avant la retraite sont celles prévues par la loi :
invalidité, expiration des droits au chômage.
La fiscalité.
Pour
l'entreprise, les cotisations versées sont considérées comme une charge
et donc déductibles du bénéfice imposable. La loi Fillon les a, par ailleurs, exclues de
l'assiette des cotisations de Sécurité sociale.
Pour le salarié, ces sommes
(plus celles qu'il verse éventuellement lui-même dans le cadre d'un PERE) sont
exonérées d'impôts**, à l'intérieur de l'enveloppe fiscale globale fixée pour
l'épargne retraite supplémentaire. Enfin, la rente qu'il perçoit
après son départ en retraite est soumise aux prélèvements sociaux et à l'impôt
sur le revenu, dans les mêmes conditions que sa pension de retraite, après
abattements de 10% et 20%.
* Au regard de
la jurisprudence administrative, si l'on se réfère à l'arrêt du Conseil d'état
du 08 juillet 2005 (décision n°259251), une catégorie de personnel peut être
représentée par une personne seule. Toutefois, pour l'heure, cet arrêt n'est pas
confirmé par la jurisprudence des juridictions judiciaires.
** Pour les
contrats souscrits à partir du 1/1/2004, En ce qui concerne les versements
obligatoires, exonération dans la limite, , de 8% du salaire annuel brut, à
concurrence de 8 plafonds annuels de la Sécurité sociale (soit un maximum de
19.322 euros déductibles de l'impôt sur le revenu 2005). Si elles sont plus
favorables, les anciennes limites de déduction continuent à s'appliquer jusqu'à
l'imposition des revenus de 2008 aux contrats souscrits avant le 31/12/2003.
Pour les versements volontaires dans le cadre d'un PERE, cette exonération est
limitée à 10% du revenu net d'activité à concurrence de 8 plafonds annuels de
la Sécurité
sociale.
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Le décret du 9 mai
2005
Publié le 9 mai 2005, le décret n°2005-435 précise les
conditions dans lesquelles les contributions patronales aux régimes de
retraite supplémentaire sont exonérées de cotisations sociales.
Pour ce qui est des contrats à cotisations définies, les
contributions versées depuis le 1er janvier 2005 sont exclues
de l'assiette des cotisations de la Sécurité sociale propre à
chaque salarié bénéficiaire du dispositif*. Ces contributions sont
exonérées de cotisations pour un montant n'excédant pas la plus élevée des
deux valeurs suivantes :
-
5% du montant du plafond de la sécurité sociale (soit
1553,40 euros en 2006)
-
5% de la rémunération soumise à cotisations de sécurité
sociale**.
Plus d'informations :
http://admi.net/jo/20050510/SANS0520306D.html
* Lesdites contributions ne doivent toutefois
pas se substituer à un élément de rémunération supprimé depuis moins de
douze mois.
** Déduction faite de la part des contributions des
employeurs destinées au financement de prestations complémentaires de
retraite et de prévoyance soumise à cotisations de sécurité sociale. La
rémunération ainsi calculée étant retenue jusqu'à concurrence de cinq fois
le montant du plafond de la Sécurité sociale. Soit une
exonération de cotisations plafonnée à 7767 euros en
2005. | |