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Au moment de faire valoir leurs droits à la retraite, les Franciliens sont statistiquement mieux lotis que les Bretonnes. En effet, le niveau moyen des pensions varie considérablement selon les sexes et les régions.
 

Mise à jour avril 2007

 

Des disparités régionales importantes. Une récente étude de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) a analysé le montant mensuel brut moyen des pensions versées aux retraités en 2001.

 

973 euros en Basse-Normandie, 1.525 en Ile-de-France : elle met en évidence des différences importantes selon les régions. Seules trois d'elles, Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes, dépassent la moyenne nationale (1136 euros).

 

 

Des raisons démographiques. La comparaison avec les résultats d'une étude similaire, menée en 1997, prouve la constance des écarts, qu'expliquent en grande partie des structures de population différentes.

 

Parmi les critères qui influent sur le niveau des pensions figurent l'âge et le type de carrière des retraités. Les personnes de plus de 85 ans ont liquidé leurs droits avant la mise en place des principales mesures d'amélioration de l'assurance vieillesse. Elles contribuent à faire baisser le montant moyen des pensions.

 

C'est en Bretagne, Poitou-Charentes, Pays de la Loire et Auvergne que ce niveau est le plus bas. En revanche les régions où la proportion de jeunes retraités et d'anciens cadres est plus élevée atteignent des chiffres proches de la moyenne nationale (Alsace, Haute-Normandie, Languedoc-Roussillon).

 

 

Les inégalités hommes-femmes. Une forte proportion de femmes parmi les retraités fait statistiquement baisser la moyenne du niveau des pensions. Avec 848 € mensuels en moyenne, les femmes disposaient en effet en 2001 d'un montant inférieur de 42% à celui des hommes (1461 €). De plus, ce résultat ne tient pas compte des 5% de retraités, presque exclusivement des femmes, qui ne touchent que des pensions de réversion pour n'avoir jamais travaillé.

 

Carrières souvent interrompues pour élever les enfants, recours plus fréquent au temps partiel et salaires plus faibles expliquent ces différences. Ainsi, en 2001, seules 39% des femmes avaient pu faire valider une carrière complète, contre 85% des hommes.

 

 

Un début d'atténuation. Cet écart entre sexes devrait toutefois lentement se réduire. Ainsi, une autre étude de la Drees, publiée début 2007, indique qu'entre 2000 et 2004 , le niveau moyen des retraites a augmenté de 7,4 % pour les femmes, contre 3,6% pour les hommes. Cette hausse, souligne l'étude, n'est pas due à une revalorisation des pensions, mais à des causes structurelles.

 

L'allongement des carrières féminines et leur amélioration en terme de qualification entraînent en effet une hausse des pensions.

De plus, depuis le 1er janvier 2004, les femmes qui donnent naissance à un enfant peuvent comptabiliser une période de six mois supplémentaires, même si elles n'interrompent pas ou ne réduisent pas leur carrière professionnelle.

 

Les femmes peuvent également, au même titre que les hommes, profiter d'une autre mesure mise en œuvre à l'occasion de la réforme des retraites : la possibilité de racheter trois années n'ayant pas donné lieu à cotisations. Cette mesure concerne en particulier les années d'études supérieures.

 

Si l'écart entre les pensions perçues par les femmes et les hommes a ainsi été ramené à 38% en 2004, un document de travail du Conseil d'orientation des retraites tempère toutefois l'optimisme de la Drees : « la position des femmes sur le marché du travail a globalement cessé de s'améliorer » depuis une dizaine d'années et « les disparités entre hommes et femmes au moment de la retraite ne devraient pas disparaître à un horizon prévisible. »


Montant des dépenses liées aux retraites

 

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