Un début d'atténuation. Cet écart entre sexes devrait toutefois lentement se
réduire. Ainsi, une autre étude de la Drees, publiée début 2007, indique
qu'entre 2000 et 2004 , le niveau moyen des retraites a augmenté de 7,4 % pour
les femmes, contre 3,6% pour les hommes. Cette hausse, souligne l'étude, n'est
pas due à une revalorisation des pensions, mais à des causes structurelles.
L'allongement des carrières féminines et leur
amélioration en terme de qualification entraînent en effet une hausse des
pensions.
De plus, depuis le 1er janvier 2004, les femmes qui
donnent naissance à un enfant peuvent comptabiliser une période de six mois
supplémentaires, même si elles n'interrompent pas ou ne réduisent pas leur
carrière professionnelle.
Les femmes peuvent également, au même titre que les
hommes, profiter d'une autre mesure mise en œuvre à l'occasion de la réforme des
retraites : la possibilité de racheter trois années n'ayant pas donné lieu à
cotisations. Cette mesure concerne en particulier les années d'études
supérieures.
Si l'écart entre les pensions perçues par les femmes et
les hommes a ainsi été ramené à 38% en 2004, un document de travail du Conseil
d'orientation des retraites tempère toutefois l'optimisme de la Drees :
« la position des femmes sur le marché du travail a globalement cessé de
s'améliorer » depuis une dizaine d'années et « les disparités entre
hommes et femmes au moment de la retraite ne devraient pas disparaître à un
horizon prévisible. »