Faire ses premiers choix d'épargne financière
 
Comprendre les dispositifs d'épargne salariale
 
Après avoir été longtemps l'apanage des grandes entreprises, l'épargne salariale devait encore conquérir les PME-PMI. Grâce à la loi du 19 février 2001, les pouvoirs publics lui en ont donné les moyens, sans cesse renforcés depuis.
 

Mise à jour février 2010

 

Une volonté d'ouverture. En créant un nouvel outil, le Plan d'épargne interentreprises (PEI), la loi du 19 février 2001 a étendu l'accès à l'épargne salariale aux quelque 6 millions de salariés des petites et moyennes entreprises.

 

Le PEI, en particulier, signé au niveau professionnel ou géographique par les partenaires sociaux, permet à tout salarié entrant dans le champ de l'accord de souscrire à un plan d'épargne (PEE ou Perco*), même si son entreprise n'a pas signé individuellement l'accord.

 

 

Les dirigeants aussi. Jusqu'à la réforme, les dirigeants d'entreprises employant entre 1 et 100 salariés étaient exclus de tout dispositif. Comme pour leur personnel, ils peuvent désormais abonder leurs versements volontaires en exonération de charge, d'impôt sur les bénéfices et d'impôt sur le revenu.

 

L'efficacité de ces dispositions est confirmée par une récente étude de la Dares (Direction de l'animation de la recherche des études et des statistiques).

 

 

Un premier renforcement. Ces dispositions ont été renforcées par la loi du 30 décembre 2006 sur la participation et l'actionnariat salarié. Celle-ci créait un « dividende du travail » : actions gratuites, suppléments de participation ou d'intéressement, distribués par les sociétés à leurs salariés en échange d'avantages fiscaux. Par ailleurs, les branches disposaient de trois ans pour négocier des accords de participation. Si l'accord de branche prévoyait la mise en place d'un PEI (Plan d'épargne interentreprises), les PME restaient libres d'y adhérer ou pas.


Une nouvelle loi. Promulguée le 3 décembre 2008, la loi sur les revenus du travail comprend des articles visant à accentuer le développement de l'épargne salariale. Elle institue, par exemple, un crédit d’impôt aux entreprises qui mettent en place un système d’intéressement ou qui augmentent le montant des primes déjà distribuées. Ce crédit d’impôt représente 20 % du total de la somme distribuée en cas de mise en place du système, ou 20 % de la progression en cas d’augmentation. Un amendement permet par ailleurs aux dirigeants de PME de moins de 50 salariés de percevoir de la participation, un autre autorise la mise en place de régimes d’intéressement au niveau des branches.

 

En 2008, derniers chiffres disponibles, l'épargne salariale avait attiré 11,5 millions de porteurs, pour un encours de 71,4 milliards d'euros. La banque, l'assurance, l'informatique et le conseil aux entreprises sont les secteurs où se concentre le plus grand nombre de PME disposant d'un outil d'épargne salariale.

 

* Le Perco a été instauré dans le cadre de la loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites.

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