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Bond en
avant. 30% des Français ont déjà
entendu parler des produits d'épargne solidaire, soit quinze points de plus
qu'en 2003. Le baromètre souligne que « cette notoriété progresse sensiblement à
mesure que l'on s'intéresse aux catégories socio-économiques les plus aisées ».
Près de la moitié des personnes interrogées (42%) se
déclarent même prêtes à souscrire un tel produit. La perspective d'une bonne
utilisation des fonds épargnés constitue, pour 40% des Français, le premier
facteur qui pourrait les amener à ce type
d'investissement.
De plus en plus d'épargnants. Conséquence logique de ces résultats : le nombre
d'épargnants solidaires ne cesse d'augmenter. Il a plus que triplé en trois ans,
pour atteindre 130.000 personnes à la fin de l'année 2004 (contre 39.000 fin
2002). L'épargne salariale solidaire a largement contribué à cette accélération
(78.000 souscripteurs en entreprise en 2004).
Du reste, avec 130 millions d'euros investis,
l'épargne salariale constitue le deuxième pilier de l'épargne solidaire en
France, derrière les Sicav et FCP (267 millions d'euros). Au total, l'encours de
l'épargne solidaire atteignait 613 millions d'euros à la fin de l'année
2004.
Proximité d'abord. Interrogés sur les domaines dans lesquels ils
souhaitent que leur épargne soit mobilisée, les Français préfèrent soutenir, à
une très large majorité (70%), les projets solidaires situés en France :
appui à des projets écologiques innovants, insertion par le logement des
familles en grande difficulté et insertion par le travail des personnes
défavorisées. Ils sont 29% à souhaiter soutenir en priorité les pays du Sud et
de l'Est.
Résultats
chiffrés. En 2004, l'épargne
solidaire collectée a permis de créer ou consolider 13.500 emplois, loger 800
nouvelles familles, financer 428 projets environnementaux, bio, écologiques ou
culturels en France, et d'accorder 921.000 microcrédits dans les pays du Sud et
de l'Est. |