Pérenniser son train de vie pour la retraite à venir
 
Demain, ma retraite
 
Connaître le montant des revenus dont on disposera après avoir fait valoir ses droits à la retraite est primordial. D'autant que le résultat obtenu prouve le plus souvent la nécessité de prévoir des revenus complémentaires pour conserver son train de vie.
 

Mise à jour avril 2009

 

Première chose à faire pour calculer le montant de sa future pension : retracer les étapes de sa vie professionnelle. Un assuré peut, en effet, dépendre de plusieurs caisses de retraite en fonction des diverses activités exercées. Il faut donc recenser les activités successives avec les dates, les employeurs et les caisses de retraite qui y correspondent.

 

 

Salariés du privé : calculer sa retraite de base. Le montant brut de la retraite se calcule ensuite à partir du revenu professionnel annuel moyen. Il s'agit de la moyenne des salaires ou des revenus perçus pendant les meilleures années d'activité de l'assuré, dans la limite du plafond de la sécurité sociale (34.308 € en 2009). Depuis le 1er janvier 2008, le calcul s'effectue sur la base des 25 meilleures années de salaire. Jusqu'alors, le nombre d'années prises en compte dépendait de l'année de naissance du futur retraité. (https://www.retraite.cnav.fr).

 

A ce chiffre est appliqué un taux qui augmente avec le nombre de trimestres cotisés. Il est de 50 % pour une retraite à taux plein. Concrètement la retraite de base servie en 2009 par le régime général ne peut s'élever à plus de 17.154 € par an, soit 1429,50 € par mois (50 % du plafond de la sécurité sociale).

 

Les assurés qui n'ont pu valider une carrière complète se voient appliqué un coefficient de minoration égal au rapport entre la durée d'assurance (nombre de trimestres validés) et le nombre de trimestres exigés (durée de référence) pour une retraite à taux plein, soit 161 depuis le 1er janvier 2009. Ainsi, un retraité qui, au 1er janvier 2009, aurait dû percevoir 1429,50 € de pension mensuelle pour une retraite à taux plein l'a vu ramenée à 1358,03 € (1429,50x152/160) s'il lui manquait huit trimestres de cotisation.

 

De ces montants, doivent ensuite être déduits les prélèvements sociaux, CSG et CRDS, soit 7,1 % (pour les personnes dont l'impôt sur le revenu est supérieur à  61 €).

 

 

Les retraites complémentaires. A cette retraite de base, il convient d'ajouter la (les) pension(s) que servira(ront) le(s) régime(s) de retraite complémentaire. Son montant s'obtient en multipliant le nombre de points acquis par l'assuré auprès de ces caisses tout au long de sa carrière par leur valeur de service (1,1799 € pour le point Arrco et 0,4186 € pour le point Agirc au 1er avril 2009). Là encore, le résultat obtenu doit être minoré des prélèvements sociaux.

 

 

Dans le secteur public. Pour les salariés des secteurs public et parapublic, les règles de calcul sont différentes. Ainsi, le traitement indiciaire retenu pour le calcul de la pension est, sauf cas particuliers, le dernier indice détenu pendant au moins 6 mois avant le départ à la retraite. Le taux de remplacement maximal est de 75 %.

 

A cette pension de base s'ajoute désormais celle que leur verse un régime additionnel, mis en place pour prendre en compte une partie de leurs primes et indemnités. Enfin, un système de décote et de surcote a été instauré pour inciter les fonctionnaires à prolonger leur carrière.

Article
suivant
 
Imprimer
 
 
© CNP Assurances - CNP-Profils 2009 - Plan du site