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Mis à jour décembre
2011
Les bénéficiaires potentiels. La possibilité d'acquérir des trimestres supplémentaires
afin d'augmenter le montant de sa pension était jusqu'à présent réservée à des
catégories bien définies. Elle est dorénavant élargie à tous les salariés
affiliés au régime général*, âgés de plus de 54 ans et de moins de 60 ans cette
année. En 2006, ce droit a été étendu à tous les salariés jusqu'à l'âge de 64
ans.
Pour être acceptée, la demande doit
avoir été formulée avant la liquidation de la retraite.
Les périodes.
Les rachats sont possibles, dans
la limite de 12 trimestres, pour deux types de situation :
-
Les années d'études supérieures
sanctionnées par un diplôme, ainsi que les années de classes préparatoires et
de grandes écoles, sanctionnées ou non par un diplôme. Pour que cette demande
au titre des années d'études soit recevable, il faut toutefois que le régime
général constitue le premier régime d'affiliation de l'assuré au terme de ses
études et qu'il y valide au moins un trimestre.
-
Les années incomplètes, pour lesquelles les cotisations
versées n'ont pas permis de valider 4 trimestres de cotisations (salaire
perçu trop faible).
Dans les deux cas, le nombre de
trimestres pris en compte par le régime général au titre d'une année civile ne
pourra excéder 4.
Le coût. Les candidats au rachat pourront choisir entre deux
options :
-
Le rachat pour le taux et la
durée d'assurance. Les trimestres
rachetés sont pris en compte dans le calcul de la durée d'assurance. Cette
option peut notamment permettre d'atteindre, si besoin, le nombre de
trimestres requis pour bénéficier d'une retraite à taux plein. Cette option
est la plus coûteuse.
-
Le rachat pour le taux seul. Les versements effectués ne seront pas intégrés dans
le calcul de la durée d'assurance. Ils permettront simplement d'augmenter le
salaire pris en compte pour l'année considérée : le calcul de la pension
s'effectuant sur la base des 25 meilleures années, il peut être
intéressant en effet de racheter des trimestres afin d'augmenter
« artificiellement » les salaires pris en compte. Cette option est
la moins coûteuse.
Pour ces deux cas de figure, le
coût par trimestre variera en fonction de l'âge et des revenus de l'assuré de 1
000 euros à 20 ans et entre 3 000 et 6 000 euros à 60 ans.
Depuis la réforme de 2010, le
tarif de rachat initial diminue de manière mécanique par âge donné, puisque
l'âge de départ est repoussé progressivement jusqu'à 62 ans en 2018.
Ainsi, une personne de 50 ans va se
situer à douze ans de la retraite au lieu de dix ans. Avec le barème 2011 des
prix de rachat, elle paiera ainsi près de 5 % de moins pour un trimestre que le
tarif à 50 ans cette année, soit de 200 à 300 euros d'économies. Ce recul de 4,5
% à 5 % des prix concerne tous les âges.
Par exemple, un salarié né en1967,
ayant gagné un revenu annuel moyen supérieur à 25.965 € mais inférieur à 34.620
€ ces dernières années paiera un trimestre 13,37 % de son revenu annuel s'il le
rachète pour le taux et la durée, et seulement 9,02 % de son revenu annuel s'il
le rachète uniquement pour le taux.
Pour un salarié né en 1957 et ayant
gagné plus de 34.620 €, un trimestre lui coûtera 5.800 € s'il le rachète pour le
taux et la durée, et 3.914 € s'il le rachète uniquement pour le
taux.
À partir de deux trimestres
rachetés, il est possible d'échelonner les paiements.
A noter : pour les salariés nés à
partir du 1er juillet 1951, il est possible de se faire rembourser tout ou
partie des trimestres rachetés et devenus inutiles du fait du relèvement de
l'âge de départ à la retraite prévu par la réforme 2010. Ces salariés
peuvent demander leur remboursement jusqu'au 11 novembre 2013. Il s'applique aux
cotisations versées avant le 13 juillet 2010, à condition de n'avoir fait valoir
aucun droit au bénéfice d'une pension de retraite de base et
complémentaire.
Régimes
complémentaires.
L'Agirc et l'Arrco prévoient également, sous certaines conditions, la
possibilité de racheter des points de retraite au titre des périodes d'études
supérieures, dans la limite de 12 trimestres. Au préalable, le salarié doit
avoir été admis à effectuer un rachat de cotisations auprès du régime de base.
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