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Mise à jour août
2009
Premier élément pris en compte dans
le calcul des droits de succession : la masse successorale. Sa valeur est égale
aux biens propres du défunt, éventuellement augmentés de la moitié des biens de
la communauté et diminués de ses dettes. La part nette recueillie par chaque
héritier se voit ensuite appliquer des abattements et un taux d'imposition qui
varient selon les situations.
Les abattements
personnels.
Parue au JO du 22 août 2007, la loi pour le travail, l'emploi et le pouvoir
d'achat, dite loi Tepa, a considérablement allégé les droits de succession.
Ainsi, le conjoint survivant ou la personne liée au défunt par un Pacte civil de
solidarité (Pacs) en est purement et simplement exonérés. L'abattement consenti
aux héritiers en ligne directe (enfants, petits-enfants venant en représentation
de leurs parents pré-décédés, parents ou grands-parents) ou aux héritiers
handicapés a été relevé de 50.000 à 156.359 €. L'abattement applicable aux
successions reçues par les frères et sœurs du défunt passe de 5000 à 15.636 €*.
Celui consenti aux neveux ou nièces est fixé à 7.818 €. En revanche,
l'abattement global supplémentaire qui s'appliquait sur l'actif net successoral
recueilli par les enfants vivants ou représentés, les ascendants du défunt et,
le cas échéant, le conjoint survivant, a été supprimé.
L'imposition. Une fois ces abattements effectués,
les droits de succession sont calculés sur la part nette taxable de chaque
héritier. Les barèmes s'appliquent alors, toujours en fonction du lien de
parenté avec le défunt et du montant hérité. Dans le cas d'une succession en
ligne directe, les droits se calculent par tranche et vont de 5 % de la part
nette taxable si celle-ci n'excède pas 7.922 €, à 40 % au-delà de 1 772
064 €. Les taux vont de 35 à 45 % pour les frères et sœurs, de 55 à 60 %
dans les autres cas (parents du 4ème degré et au-delà).
La fiscalité des
donations.
Depuis le 1er janvier 2006, la fiscalité des donations est organisée par « cycle
» de six ans (et non plus 10). C'est le nombre d'années durant lesquelles il
faut patienter avant de pouvoir consentir de nouveau des donations à une même
personne, en bénéficiant des abattements prévus par la loi. Une donation
consentie au cours de 2007 ne pourra donc être renouvelée, pour le même montant
et en franchise de droits, qu'à compter de 2013. Les partenaires unis par un
Pacs bénéficient désormais du même abattement (79.222 €) et des mêmes barèmes
que les conjoints mariés. La loi Tepa a, par ailleurs, calqué les autres
abattements applicables aux donations sur ceux consentis sur les droits de
succession. Enfin, les tranches de barème et les abattements sont revalorisés
chaque année.
* Les frères et sœurs du défunt
peuvent également être exonérés de droits de succession à condition d'être au
moment du décès : - âgé(e) de plus de 50 ans ou infirme, - célibataire,
veuf(ve), divorcé(e) ou séparé(e) de corps - constamment domicilié
avec le défunt depuis au moins cinq ans.
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