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Mise à jour janvier
2010
Mariage unique ou unions successives, absence de
descendants ou présence d'enfants, d'un seul ou de plusieurs lits, emploi
salarié ou non, conjoint exerçant une activité professionnelle ou y ayant
renoncé pour élever ses enfants... le choix du régime matrimonial dépend de tous
ces facteurs. En effet, il détermine les biens propres qui restent la propriété
de chacun des époux et les biens communs.
Le régime légal. Depuis le 1er février 1966, les
couples mariés sans contrat de mariage sont soumis au régime de la communauté
réduite aux acquêts. Dans ce cadre, les biens propres de chaque époux se
composent essentiellement de ceux qui lui appartenaient avant le mariage, de
ceux qu'il reçoit par le biais d'une donation ou d'un héritage et de ceux qui
présentent un "caractère personnel marqué" : vêtements, souvenirs de
famille, bijoux, instruments de travail... S'y ajoutent les droits exclusivement
attachés à sa personne : indemnité reçue en réparation d'un préjudice
corporel ou moral, pension d'invalidité.
Or, d'une manière générale, au décès
de son époux(se), le conjoint survivant garde ses biens propres et recueille la
moitié des biens communs. La succession du défunt est donc constituée de l'autre
moitié des biens de la communauté, à laquelle s'ajoutent les biens propres du
défunt. Ce régime n'assure donc qu'une protection partielle du conjoint
survivant.
Les autres régimes communautaires.
Pour y remédier, il
est possible de choisir le régime de la communauté universelle : tous les
biens du couple, y compris ceux que possédait personnellement chaque époux avant
le mariage, tombent dans la communauté.
La part automatiquement recueillie
par le conjoint survivant est donc plus importante. Elle ne représente pour
autant que la moitié du patrimoine commun.
La protection maximale est assurée
par le régime de la communauté universelle avec clause d'attribution intégrale
au survivant. Il prévoit que le survivant héritera, sans droits de successions,
de tous les biens communs, y compris en présence de descendants.
Cet avantage matrimonial se révèle, à
l'inverse, doublement pénalisant pour les enfants. Ils doivent attendre le décès
du second membre du couple pour hériter et ne peuvent plus alors bénéficier
qu'une seule fois de l'abattement
de 156 984 € (au 1er janvier 2010) auquel chacun a droit.
En outre, les régimes communautaires
présentent un autre inconvénient : chaque époux étant solidaire des dettes
de son conjoint, ils engagent la communauté qui devient le gage des créanciers.
Ils sont donc à éviter lorsque l'un des époux exerce une activité
professionnelle à risque.
Les régimes de séparation.
Comme son nom
l'indique, le régime de la séparation de biens ne prévoit pas de patrimoine
commun. Chaque époux reste propriétaire des biens qu'il a apportés avant de se
marier, comme de ceux qu'il acquiert pendant le mariage.
Par ailleurs, en cas de faillite,
chacun n'est responsable de ses dettes que sur son seul patrimoine. Cependant,
en cas de dissolution du mariage (divorce ou décès), le conjoint qui
ne dispose pas de fortune personnelle risque, s'il n'exerce pas d'activité
professionnelle, de se trouver sans aucun patrimoine. Il est toutefois possible
de prévoir des dispositions qui éviteront cette situation (donation entre époux,
acquisitions faites en indivision, création d'une "société
d'acquêts"...).
Enfin, le régime de la participation
aux acquêts prévoit la séparation des biens pendant le mariage mais devient
communautaire au décès de l'un des conjoints. On procède alors à l'évaluation
des biens de chaque époux, que l'on compare à celle qui existait au moment de
l'union. Si, le patrimoine final du défunt est inférieur à son patrimoine
originaire, le conjoint survivant n'a pas à supporter ce déficit. En revanche,
si ce patrimoine final est supérieur au patrimoine originel, une moitié de
l'accroissement revient au conjoint survivant, l'autre est intégrée à la
succession. Le conjoint survivant peut ainsi bénéficier d'une partie de
l'accroissement du patrimoine réalisé par l'activité de son
époux(se). |