Se protéger et protéger ses proches
 
Les assurances prévoyance
 
À l'approche de la cinquantaine, il peut être judicieux de commencer à orienter ses placements vers des supports d'assurance en cas de vie.
 

L'assurance en cas de vie permet de combiner protection des proches et diminution des frais de succession. Tout en bénéficiant d'une fiscalité particulière, le souscripteur assure – au décès de l'assuré – le versement d'un capital au(x) bénéficiaire(s) de son choix.

 

Au décès de l'assuré, les sommes seront versées directement et rapidement aux personnes désignées. Ces dernières éviteront ainsi les problèmes liés au partage et l'inévitable perte de temps inhérente au règlement d'une succession. En outre, le capital transmis aux héritiers de l'assuré est exonéré de droits de succession dans certaines limites.

 

Deux grandes familles de contrats cohabitent en assurance-vie : les contrats en euros et les contrats multisupports.  Le choix a un impact sur la rentabilité de l'investissement et dépend généralement de la part de risque que consent l'épargnant.

 

 

Les contrats en euros. Ils sont, de loin, les plus répandus. Principalement adossés à des obligations (titres négociables représentant des parts d'emprunts émis par l'État, une collectivité publique, une entreprise publique ou une société privée), les contrats en euros offrent une grande sécurité. Le souscripteur qui choisit un contrat de ce type bénéficie d'une garantie sur le capital versé. À cette disposition s'ajoute une participation aux bénéfices financiers dégagés par la gestion du contrat.

 

Enfin, les résultats financiers attribués à un contrat pour une année sont définitivement acquis.

 

 

Les contrats multisupports. Autrement appelés contrats en unités de compte, ils sont le plus souvent investis en Fonds communs de placement (FCP) ou en Sicav (actions ou obligations). Leur rémunération est donc liée aux performances de la Bourse. Ces contrats peuvent aussi être partiellement investis en obligations, ce qui atténue le risque.

L'épargnant peut choisir de gérer lui-même son placement (gestion libre), il peut également opter pour un certain niveau de risque parmi les différentes options présentées par son organisme financier (gestion profilée). Dans ce deuxième cas, il est alors appelé à choisir entre différents types d'investissement.

 

En somme, les contrats multisupports dont la rémunération est liée aux évolutions de la Bourse présentent un risque de perte sur le capital investi mais dans le même temps permettent d'espérer sur la durée une performance souvent supérieur aux contrats en euros.

 

 

La fin des contrats DSK. Depuis le 1er janvier 2005, un nouveau type de contrats d'assurance vie investis en actions remplace les célèbres contrats DSK. Ces nouveaux produits bénéficient de la même fiscalité mais peuvent comporter moins d'actions européennes (30% minimum au lieu de 50%). La part d'investissement en titres risqués doit, en revanche, y être plus importante (10% dont 5% de titres de sociétés non cotées).

 

Il n'est plus possible de souscrire des contrats DSK, mais les épargnants qui en détiennent peuvent continuer à gérer leurs contrats et y effectuer des versements complémentaires. Jusqu'au 1er juillet 2006, ils pouvaient également les transférer vers les nouveaux contrats sans perte de l'antériorité fiscale.

 

 

Des changements de contrats simplifiés. Le rendement des contrats en euros diminue d'année en année. Pour donner un coup de pouce à l'épargne des souscripteurs, la loi du 26 juillet 2005, dite loi Breton, autorise désormais ces derniers à transformer leurs contrats en euros en contrats en unités de compte. Le passage d'une formule à l'autre s'effectue* sans affecter l'ancienneté des contrats. En conséquence, le régime fiscal attaché au contrat initial est conservé.

 

 

* Sous certaines conditions, notamment de choix de supports.

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