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De nouvelles recettes.
La réforme a instauré une
contribution financière de 1 euro, plafonnée
à 4 euros par jour et 50 euros par an, demandée aux patients pour
chaque consultation, y compris aux urgences. Les enfants de moins de 16 ans, les
bénéficiaires de la CMU et les femmes enceintes en sont exonérés. Les
complémentaires santé ne peuvent prendre en charge cette participation si elles
veulent bénéficier des avantages liés à ce type de contrats. En outre, le texte
incluait le passage progressif de 14 à 17 € du forfait hospitalier (somme due
par le patient pour toute hospitalisation de plus de 24H, servant à payer les
frais d'hébergement et d'entretien). Les deux premières étapes avaient amené ce
forfait à 15 € au 1er janvier 2006 puis 16 € au 1er janvier 2007. Mais la loi de
financement de la sécurité sociale pour 2010 l'a porté à 18 €. Cette LFSS
prévoit en outre « de poursuivre l’effort de limitation des niches sociales ».
Les plus-values réalisées lors de la cession de valeurs mobilières seront ainsi
soumises aux prélèvements sociaux dès le premier euro. Les taux de contribution
versé par les entreprises sur les revenus complémentaires accordés à
certains cadres dirigeants pendant leur retraite (retraites « chapeau ») seront
doublés. Le forfait social versé par les employeurs sur certains revenus
complémentaires au salaire (intéressement, participation et épargne salariale)
passera de 2% à 4%. Enfin, une contribution exceptionnelle de 300 millions
d'euros est demandée aux organismes complémentaires et la fiscalité appliquée au
contrats d'assurance-vie sera unifiée et les prélèvements sociaux seront
appliqués aux contrats multi-supports.
Par ailleurs, depuis le 1er janvier
2008, de nouvelles franchises médicales ont été instaurées pour financer la
lutte contre la maladie d'Alzheimer. Leur montant est de 50 centimes d'euros par
boîte ou flacon de médicaments ainsi que par acte paramédical, et de deux euros
par transport sanitaire. Le montant de la franchise est plafonné à 50 euros par
an pour l'ensemble des actes ou prestations concernés. Des plafonds journaliers
ont également été mis en place : les montants non-remboursés ne peuvent pas
dépasser 2 euros par jours sur les actes paramédicaux et 4 euros par jours sur
les transports sanitaires.
Toujours
au chapitre des recettes, dans le cadre de cette réforme, la CSG et la CRDS ont
été augmentées. Initialement instaurée jusqu'en 2014, cette dernière a été
prolongée jusqu'à extinction de la dette, sans date
limite.
Les autres mesures. La loi prévoit également une aide à la souscription d'une
assurance complémentaire et la créationd'un dossier médical personnel (DMP)
informatisé, dont seul le patient possèdera le code d'accès. Ce dossier
permettra aux médecins de prendre connaissance des diagnostics et prescriptions
reportés par leurs confrères, en ville ou à l'hôpital, ainsi que de suivre le
cheminement du malade dans le système de soins. Initialement programmée pour
2007, la mise en place en place de ce DMP a toutefois pris du retard. Une
nouvelle carte Vitale, qui présentera une photo de son titulaire, doit également
voir le jour.
Enfin,
elle favorise
la prévention, le renforcement du contrôle des arrêts de travail et le
développement des médicaments génériques.
Parcours de soin, en
bref...
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