Une personne qui ne peut subvenir seule à ses besoins a droit au secours de la collectivité. Cette aide sociale peut prendre différentes formes.
Mise à jour décembre 2011
L'Aspa. Depuis le 1er janvier 2007, la
dizaine de prestations qui composaient le minimum vieillesse ont été remplacées
par une allocation unique : l'Aspa (Allocation de solidarité aux personnes
âgées)*.
Pour pouvoir percevoir l’Allocation de solidarité aux
personnes âgées, il faut remplir différentes conditions : être âgé d’au moins 65
ans**, résider de manière stable et régulière en métropole ou dans un
département d'outre-mer et disposer de ressources inférieures à un plafond fixé
par décret (8 907,34 euros par an pour une personne seule, 14
181,30 euros pour un couple, au 1er décembre 2011).
L’Aspa est une allocation différentielle : son montant
est égal à la différence entre ce plafond et les ressources du bénéficiaire.
Depuis le 1er avril 2011, le montant maximum servi au titre de l’Aspa s'élève à
8 907,34 euros par an pour une personne seule (742,27 euros mensuels) et 14
181,30 euros par an pour un couple
(1 181,77 euros mensuels).
Le versement de l'Aspa est mensualisé. Il n'est pas
possible de modifier la date des échéances, ni de consentir des avances. Il
s'effectue par virement à un compte ouvert au nom de l'allocataire dans un
établissement bancaire, un centre de chèques postaux, une Caisse d'épargne ou
chez un comptable du Trésor. Il peut également s'opérer par versement direct au
receveur d'un établissement hospitalier ou d'une maison de retraite.
Par ailleurs, l'Aspa – attribuée à titre personnel – ne
peut en aucun cas être payée à un tiers non habilité. Enfin, tout changement
dans la situation de l'allocataire doit être signalé au Saspa. En effet,
l'allocation n'est jamais attribuée définitivement et peut être, à tout moment,
révisée, voire annulée.
L'imprimé réglementaire de demande d'Aspa est tenu à la
disposition des postulants par les mairies. Il est également téléchargeable sur
le site du Service de l'Aspa (http://www.saspa.fr/).
L'aide à domicile. Les personnes âgées
qui ne perçoivent pas l’Apa peuvent, si leur état de santé nécessite une aide
matérielle pour accomplir les travaux domestiques de première nécessité,
bénéficier d’une aide ménagère. Cette aide est accordée au titre de l’aide
sociale pour les personnes seules dont les ressources mensuelles sont
inférieures à 742,30 € pour une personne seule et 1 181,77 € pour un
ménage (au 1er décembre 2011, allocation logement et retraite du combattant non
comprise).
Si les revenus sont supérieurs, l’aide peut être
partiellement prise en charge par la caisse de retraite. Une participation
financière (de 1,74 € à 12,75 € de l’heure selon les ressources) sera alors
demandée. Par ailleurs, les sommes versées au titre de l’aide à domicile
pourront être récupérées sur la succession, si celle-ci dépasse 46 000 €.
La demande doit être adressée au Centre communal d’action sociale ou à la caisse
de retraite.
La garde à domicile. Cette aide est
destinée aux personnes âgées d'au moins 55 ans, titulaires d'une pension, rente
ou allocation du régime général de la Sécurité sociale et souffrant
de dépendance passagère ou chronique (à la sortie de l'hôpital, en cas de
maladie, de handicap, d'absence momentanée de la famille...). Elle est
également assortie d'un plafond de ressources (1 860 € par mois pour
une personne seule, 2 790 € pour un couple). Si ces conditions sont
remplies, la CNAV rembourse 80 % des dépenses engagées jusqu'à 1 430 €
par personne et par trimestre. Renouvelable une fois par année civile, cette
aide peut se cumuler avec l'aide ménagère.
Des aides plus ponctuelles, comme le portage des repas à
domicile pendant une période déterminée ou une aide aux vacances pour les plus
défavorisés (9,10 € de participation journalière) peuvent également être
accordées par les mairies ou la Cnav.
* Les anciens bénéficiaires du minimum
vieillesse continuent à percevoir les allocations selon les anciennes
dispositions. Ils peuvent y renoncer pour bénéficier de l'Aspa, mais ce choix
est définitif.