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Méthodologie de
l'étude. En
1975, des épidémiologistes de l'université de Miami sélectionnent un échantillon
de 338 hommes et 322 femmes, très différents les uns des autres (sexe, âge, état
de santé...), habitant Oxford, dans l'Ohio, et âgés de 50 à 90 ans. Ces 660
personnes répondent à cinq questions, destinées à estimer leur perception du
vieillissement :
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Les choses vont-elles de
plus en plus mal au fur et à mesure que vous
vieillissez ?
-
Êtes-vous aussi en forme
que l'année dernière ?
-
En vieillissant, vous
sentez-vous moins utile que par le passé ?
-
Êtes-vous aussi heureux
que lorsque vous étiez plus jeune ?
-
En vieillissant, les
choses se passent-elles mieux, plus mal, ou comme vous
l'imaginiez ?
Les
résultats.
Un quart de siècle plus tard, les chercheurs se plongent dans les statistiques
du NDI (National Death Index) pour recenser les personnes décédées au
1er janvier 1998. La date et la cause de chaque décès sont examinées.
Les universitaires comparent ensuite ces données aux réponses apportées au
questionnaire, 25 ans plus tôt.
Les résultats qu'ils ont
publiés en 2002 montrent que les hommes et les femmes qui avaient une perception
positive de la vieillesse ont vécu en moyenne 7 ans et demi de plus que les
autres. Des critères isolés tels que l'état de santé, le niveau
socioprofessionnel ou la nationalité semblent n'avoir qu'une moindre influence
sur la longévité. Par exemple, la pratique régulière d'un sport ou le fait de ne
pas fumer permettent de gagner un ou trois ans d'espérance de vie ; une
faible tension artérielle ou un taux de cholestérol bas l'augmentent de quatre
ans.
L'envie de
vivre.
S'ils estiment eux-mêmes que ce gain de 7 ans et demi est considérable, les
auteurs de l'étude rappellent par ailleurs que de nombreux autres travaux
avaient prouvé l'influence de « l'envie de vivre » sur la longévité.
C'est ainsi, rappellent-ils, que l'on enregistre beaucoup plus de décès durant
les semaines qui suivent Noël ou Pâques que lors des périodes précédant ces
rendez-vous festifs.
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