Fiscalité particulière quel que soit le lien de parenté entre assuré et bénéficiaire, rapidité du versement des capitaux... l'assurance vie constitue un instrument idéal de transmission.
Une grande souplesse. Parmi les principaux avantages de l'assurance vie, la
diversité des produits proposés lui permet de s'adapter à toutes les situations.
En matière de transmission, elle autorise en particulier le souscripteur à
choisir un ou plusieurs bénéficiaire(s), y compris en dehors de tout lien de
parenté. S'il en désigne plusieurs, il détermine par contrat les droits de
chacun d'eux*. Par ailleurs, ce choix n'est pas
définitif : s'il le souhaite, l'assuré peut, à tout moment, changer de
bénéficiaire**.
Fiscalité. Pour
tous les versements effectués depuis le 13 octobre 1998 et avant le 70ème
anniversaire de l'assuré, les capitaux épargnés, ainsi que les intérêts qu'ils
ont générés, sont exonérés de droit de succession jusqu'à 152.500€. Si le
contrat désigne plusieurs bénéficiaires, cet abattement s'applique à chacun
d'entre eux. Au-delà de ce montant, les sommes perçues subissent une taxation
forfaitaire de 20%. La fiscalité se révèle donc plus intéressante que celle qui
touche les successions classiques.
Même après 70 ans. Pour les sommes investies après le 70ème
anniversaire de l'assuré, l'abattement appliqué aux bénéficiaires retombe à
30.500 €. Puis le barème des droits de succession s'applique en fonction du lien
de parenté entre le bénéficiaire du contrat et l'assuré. Mais cette taxation ne
concerne que les sommes versées par le souscripteur et exclut la valorisation du
contrat.
En conséquence, après 70 ans, plus le degré de parenté
entre souscripteur et bénéficiaire(s) est éloigné, plus le rendement des
contrats devient un point à prendre prioritairement en considération.
L'assurance vie demeure donc un moyen de transmission
efficace, d'autant qu'elle permet des règlements souvent beaucoup plus rapides
que ceux d'une succession.
* Le Code des assurances
précise toutefois que « les sommes versées par le contractant à titre de
primes [...] ne doivent pas être manifestement exagérées eu égard à ses
facultés. » Le non-respect de cette disposition peut
entraîner la réintégration des primes dans l'actif
successoral.
**Si le bénéficiaire
désigné a accepté le contrat, le souscripteur doit, pour en changer, obtenir son
accord.